mercredi, avril 24, 2024
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Plusieurs chefs de service virés du principal CHU de Rabat

4 CHEFS DE SERVICE VIRÉS DU PRINCIPAL CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE RABAT

Au total, quatre responsables de départements au Centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Sina de Rabat ont été récemment démis de leurs fonctions par la direction, alors que l’établissement est en proie à plusieurs controverses.

Un grand remue-ménage secoue l’institution principale de Rabat, Ibn Sina, où le directeur général a pris la décision de relever de leurs fonctions quatre chefs de services, qu’il estime responsables de graves dysfonctionnements administratifs.

Selon le journal arabophone Al Akhbar, les responsables de ces quatre départements spécialisés en médecine ont été jugés défaillants dans la gestion qui leur était confiée.

Cette décision survient peu de temps après un scandale au sein du même Centre hospitalier universitaire, où une personne ne remplissant pas les critères requis a été promue, déclenchant ainsi une vive polémique.

Le quotidien Al Akhbar rapporte que le limogeage de ces quatre responsables intervient alors que le ministère de la Santé examine également la situation d’autres chefs de service affectés à l’hôpital régional Moulay Youssef de Rabat, qui est administrativement rattaché au Centre hospitalier universitaire Ibn Sina.

Ce dernier avait été l’objet d’un rapport critique rédigé par une mission d’inspection, dont les conclusions avaient alerté les autorités sanitaires régionales, alors que des syndicats demandaient la publication intégrale de ce rapport.

Selon des sources interrogées par le journal Al Akhbar, de nombreuses irrégularités ont été relevées, notamment dans la gestion des urgences où l’absence d’une salle de tri à l’accueil a été pointée du doigt, entravant l’identification des patients nécessitant une intervention urgente.

Le rapport de la mission d’inspection a également souligné que les patients restaient trop longtemps dans les salles de contrôle sans être dirigés rapidement vers d’autres services pour une prise en charge médicale appropriée.

Des dysfonctionnements graves ont également été signalés dans la gestion de l’approvisionnement en poches de sang depuis le centre de transfusion, impliquant même un technicien ambulancier dans une tâche qui ne relève pas de ses attributions.

En outre, l’état délabré de l’ambulance utilisée pour cette opération constitue un danger potentiel pour les patients et accroît les risques d’accidents de la circulation.

Le limogeage récent des chefs de service au Centre hospitalier universitaire Ibn Sina survient alors que cet établissement public, ainsi que les hôpitaux qui lui sont associés, sont sous le feu des critiques en raison de multiples dysfonctionnements identifiés par le ministère de la Santé.