jeudi, février 29, 2024
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(Vidéo) L’Algérie accuse le Maroc de sa crise avec le Mali

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(VIDÉO) L’ALGÉRIE ACCUSE LE MAROC DE SA CRISE AVEC LE MALI

L’Algérie continue de cibler le Maroc, le percevant comme une menace constante. Récemment, la junte au pouvoir au Mali a pris la décision abrupte d’annuler immédiatement l’accord d’Alger de 2015 avec les groupes indépendantistes du nord du pays, un accord considéré comme essentiel pour la stabilisation du Mali. Les autorités maliennes justifient cette décision en évoquant la caducité de l’accord, son utilisation politique par l’Algérie, et l’ingérence constatée dans les affaires maliennes.

La junte au pouvoir au Mali a annoncé la « fin, avec effet immédiat », de l’accord d’Alger de 201, les autorités maliennes justifiant cette décision par le caractère « caduque » de cet accord signé en 2015 entre l’État malien et les groupes rebelles, son « instrumentalisation » par les autorités algériennes », la « multiplication d’actes inamicaux », d’« hostilité » et d’« ingérence » « dans les affaires maliennes par l’Algérie »

Les autorités maliennes ont annoncé que «le gouvernement de transition constate avec une vive préoccupation la multiplication d’actes inamicaux, des cas d’hostilité et d’ingérence dans les affaires intérieures du Mali par les autorités de la République algérienne démocratique et populaire, toutes choses portant atteinte à la sécurité intérieure et à la souveraineté du Mali».

De son côté, Alger attribue la responsabilité de ces développements au Maroc (et à Israël), les accusant de chercher à déstabiliser l’Algérie par le biais du Sahel.

Un article du journal algérien TSA, soutien de la propagande du pouvoir algérien, rapporte qu’une réunion s’est tenue à Marrakech le 23 décembre, au cours de laquelle le Maroc et Israël auraient tenté de persuader les ministres des Affaires étrangères des pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) de bénéficier de l’accès à l’océan Atlantique en utilisant les infrastructures portuaires marocaines.

« Entre la visite de Mahmoud Dikco à Alger et le rappel par l’Algérie et le Mali de leurs ambassadeurs respectifs, le Maroc a réuni les ministres des Affaires étrangères des quatre pays enclavés du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) pour leur faire miroiter la promesse d’un accès à la mer en mettant à leur disposition les infrastructures portuaires du royaume sur l’océan Atlantique »

Cependant, cette réunion faisait en réalité partie intégrante du projet de coopération entre le Maroc et le Mali, visant à connecter le Sahel à l’Atlantique. Ce projet vise à transformer les économies de la région, améliorer les conditions de vie des populations et renforcer la sécurité. Le Maroc s’engage à mettre à disposition ses infrastructures routières, portuaires et ferroviaires pour concrétiser ce plan, et chaque pays du Sahel doit établir une « task force » pour définir ses priorités.

L’initiative du Roi Mohammed 6 a pour but de libérer les 4 pays de leur enclavement en leur facilitant l’accès à l’Océan Atlantique. Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad ont tenu à qualifier l’initiative du roi Mohammed VI de « louable et très importante »

Selon le journal algérien proche du pouvoir, ce projet serait une tentative délibérée de contrer l’approche de l’Algérie axée sur le règlement pacifique des crises et le développement du Sahel pour lutter contre la pauvreté et le terrorisme. L’article prétend également que le Maroc agit comme un agent perturbateur au Mali (Le Maroc est appelé « nuisible » dans l’article).

Le Mali, quant à lui, accuse clairement et officiellement l’Algérie d’être à l’origine du terrorisme au Sahel en déclarant caduc l’Accord d’Alger, à travers lequel la junte algérienne est accusée d’avoir abusé de son parrainage, pour s’ingérer de façon flagrante dans les affaires intérieures du Mali.