mercredi, février 21, 2024
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Maroc : mobilisation pour combattre les essaims de criquets

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MOBILISATION POUR COMBATTRE LES ESSAIMS DE CRIQUETS PÈLERINS AU MAROC

Au Maroc, la région de Tata est confrontée à une grave menace : des essaims de criquets pèlerins envahissent petit à petit la région. Les autorités craignent que ces essaims ne se propagent vers d’autres régions avoisinantes du Sud et de l’Est du Royaume telles qu’Errachidia, Ouarzazate, Guelmim, Bouarfa et Oujda.

Cette menace est particulièrement préoccupante dans cette province, qui est habituée à vivre des situations similaires depuis des décennies.

Cela n’apaise pas les inquiétudes quant aux effets ravageurs et néfastes de ces insectes sur le patrimoine végétal et la production agricole, déjà gravement touchés par une sécheresse sans précédent qui sévit actuellement dans ces régions.

Les populations et les autorités locales, notamment le conseil communal de la région, sont mobilisées pour lutter contre les essaims de criquets qui ont envahi les rives de l’oued Draa et les terres environnantes, connues pour leur couvert végétal exploité par les éleveurs locaux.




Dans le village de Foum Lahcen et alentours, dans la province de Tata située à 140 kilomètres, où le premier foyer d’essaims de criquets pèlerins est apparu, plusieurs hectares ont été traités par pulvérisation aérienne d’insecticide.

L’opération devrait se poursuivre jusqu’à l’éradication complète de ces insectes ravageurs.

Avant la pulvérisation aérienne d’insecticide, les autorités ont appelé les agriculteurs, les nomades, les éleveurs et leurs troupeaux à quitter les surfaces à traiter.

Les autorités recommandent également de ne pas approcher les superficies concernées avant une quinzaine de jours à partir de la date de l’opération de traitement.

La FAO avait prévu cette invasion d’essaims de criquets pèlerins dans la région et avait indiqué, dans son bulletin publié en mai, que ce phénomène couvait depuis avril dernier.

L’organisation avait même limité géographiquement cette invasion, dans le cadre de la prévention, au sud des monts Atlas, dans l’oued Draa, au sud de Tan-Tan jusqu’au Sud-est de Tata.




Elle avait souligné que des équipes terrestres avaient été dépêchées pour traiter quelques 2 017 hectares où des larves avaient atteint leur maturité et étaient en voie d’éclosion.

Elle avait même prédit que les criquets augmenteraient en mai dans les vallées du Draa et de Ziz Ghris, au sud des monts de l’Atlas.

L’instance onusienne chargée de l’alimentation et l’agriculture recommandait également une surveillance étroite de ces zones à haut risque pour empêcher la formation et l’expansion de grands essaims dangereux de ces insectes.

La lutte préventive contre ce fléau acridien se base essentiellement sur une technique de prospection qui consiste à localiser et délimiter les zones de présence des pullulations de criquets pèlerins, ou celles susceptibles de constituer des sites favorables d’alimentation et de reproduction lors des phases de résurgence et d’invasion.

Cette technique permet de surveiller étroitement les zones à haut risque et d’empêcher la formation et l’expansion de grands essaims dangereux de ces insectes.