jeudi, février 22, 2024
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La consommation d’eau restreinte impacte les ventes de Tanjias

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LA CONSOMMATION D’EAU RATIONNÉE IMPACTE LES VENTES DE TANJIAS

La décision prise par la province de Marrakech-Safi de fermer les hammams et les stations de lavage automobile pendant trois jours par semaine dans le but de restreindre la consommation d’eau a des conséquences significatives, en particulier pour les restaurateurs spécialisés dans la préparation de la Tanjia, une spécialité culinaire bien connue de Marrakech. Ces mesures de restriction impactent les professionnels et les particuliers qui doivent maîtriser leur consommation d’eau.

Cette mesure impacte directement les restaurateurs qui dépendent de l’utilisation des fours traditionnels des hammams, également appelés « Farnatchi », pour préparer la Tanjia. Ces fours sont généralement situés à côté des hammams, car la cuisson de la Tanjia nécessite une chaleur intense et prolongée. Ainsi, avec la fermeture des hammams, les fours traditionnels sont également contraints de cesser leur activité, ce qui signifie qu’il n’est plus possible de préparer la Tanjia pendant trois jours par semaine.

La Tanjia est une spécialité culinaire emblématique de Marrakech qui fait partie intégrante du patrimoine gastronomique de la ville. Cette spécialité culinaire typique de Marrakech est devenue un patrimoine culturel immatériel. Sa préparation est une tradition ancestrale, et de nombreux restaurants se spécialisent dans sa cuisson, attirant ainsi de nombreux habitants et touristes chaque jour. Par conséquent, l’arrêt de la préparation de la Tanjia pendant trois jours par semaine entraîne une perte de revenus importante pour les restaurateurs, qui sont habitués à servir ce plat populaire. Plusieurs centaines de Tanjias sont préparées quotidiennement.

La décision de la province de Marrakech-Safi d’interdire l’activité des hammams et des stations de lavage automobile les lundis, mardis et mercredis de chaque semaine est conforme aux directives du ministère de l’Intérieur, visant à atténuer la crise hydrique que connaît le Maroc. Cette mesure vise à encourager une utilisation plus responsable de l’eau dans un contexte où le pays fait face à un déficit hydrique sévère, exacerbé par six années consécutives de sécheresse.

Cependant, cette décision soulève des préoccupations légitimes quant à son impact sur les activités économiques locales, en particulier dans le secteur de la restauration, où la préparation de plats traditionnels comme la Tanjia est étroitement liée aux pratiques culturelles et aux habitudes alimentaires de la région. Les restaurateurs sont confrontés à des défis supplémentaires pour s’adapter à cette nouvelle réalité et trouver des solutions alternatives pour maintenir leur activité tout en contribuant à la préservation des ressources en eau essentielles pour le pays.