jeudi, février 29, 2024
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Après presque 4 mois, l’Algérie rend le cadavre d’un marocain

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APRÈS PRESQUE 4 MOIS, L’ALGÉRIE REND LE CADAVRE D’UN MAROCAIN

Après une attente de presque 16 semaines qui a semblé interminable, la famille Mchiouer peut enfin commencer à faire son deuil. Ce jeudi 21 décembre, au poste frontalier terrestre Zouj Bghal, la dépouille d’Abdelali, le membre de la famille Mchiouer décédé de manière tragique le 29 août 2023 des suites de tirs délibérés de la marine algérienne, a été restituée. Le consulat marocain en Algérie a pris en charge les coûts de l’ambulance algérienne et les frais liés au transport du corps.

Le corps d’Abdelali Mchiouer a été retenu pendant près de quatre mois dans une morgue à Tlemcen, suite au meurtre survenu dans les eaux frontalières de Saïdia où il a été abattu par les balles d’armes de la marine algérienne. Le corps d’Abdelali Mchiouer était séquestré dans la morgue de la polyclinique de Marsa Ben M’hidi.

C’est après une autre autopsie sur demande de la justice marocaine qui avait ouvert une enquête que la famille pourra enfin envisager des funérailles dignes pour leur être cher. L’inhumation est prévue vendredi à Oujda, sa ville natale.  Malgré le soulagement de voir enfin revenir le corps d’Abdelali, la famille Mchiouer demeure profondément engagée dans sa quête de vérité et sa lutte pour la justice.

Obtenir le laissez-passer nécessaire au rapatriement du corps a été un parcours du combattant, marqué par un cruel silence et une indifférence des autorités algériennes qui ont persisté pendant presque quatre mois. Cette épreuve a été exacerbée par une inertie administrative et bureaucratique qui a compliqué davantage la situation.

Ainsi, même si une étape importante a été franchie avec la restitution du corps, la famille Mchiouer ne compte pas relâcher son combat pour la justice. L’objectif demeure de faire reconnaître Bilal Kissi (au premier plan sur la photo d’illustration) et Abdelali Mchiouer (au deuxième plan sur la photo d’illustration) en tant que victimes d’assassinats, une bataille qui persiste avec détermination.

Ismaïl Snabi est quant à lui toujours en prison. Il avait été appréhendé par les gardes-côtes et avait été condamné en première instance à 6 mois de prison et à payer une amende de 75.000 euros pour entrée illégale sur le territoire algérien, alors que lui et ses amis ont juste fait l’erreur de tomber en panne de carburant et de se perdre en mer. Il a été condamné en appel par la justice algérienne à trois mois de prison ferme pour « entrée illégale » et à douze mois ferme pour « contrebande de véhicule », ainsi qu’à 15 millions de dinars d’amende (100 000 euros), soit cinq fois la valeur du jet-ski, selon les douanes, qui se sont portées partie civile.