jeudi, février 29, 2024
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Arrestation de 2 gendarmes qui protégeaient un trafiquant

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ARRESTATION DE 2 GENDARMES QUI PROTÉGEAIENT UN TRAFIQUANT

Le procureur général du Roi près la cour d’appel de Casablanca a émis un ordre de placement en détention à l’encontre de deux responsables de la gendarmerie de Nouaceur et Deroua, ainsi que de l’épouse d’un trafiquant de drogue. Ces individus font l’objet d’une enquête approfondie liée à des accusations de corruption et de chantage.

À la suite de leurs auditions par la brigade nationale de la gendarmerie royale, ils ont été déférés devant le juge d’instruction en vue de leur poursuite judiciaire.

Selon les informations révélées par des sources du journal arabophone Assabah datées du vendredi 8 décembre, l’affaire a émergé lors d’un différend lié à une somme d’argent offerte par l’épouse du trafiquant.

Cette somme avait pour objectif d’éviter l’arrestation de son mari. Profondément mécontent de son collègue, le responsable de la gendarmerie de Deroua a incité l’épouse à porter plainte contre lui pour corruption et chantage auprès du procureur général du Roi près la cour d’appel de Casablanca.

Le gendarme a, à cet effet, été jusqu’à accompagner la plaignante jusqu’au bureau du procureur général du Roi. Cependant, cette démarche s’est retournée contre lui. À la lecture de la plainte, le magistrat a découvert que le gendarme en question recevait également des pots-de-vin pour fermer les yeux sur les activités illégales du mari de la plaignante.

Préoccupé par le risque d’arrestation, le gendarme a tenté de s’échapper du tribunal, comme le rapporte le quotidien. Cette tentative a été repérée par le procureur général du Roi, qui, en visionnant les caméras de surveillance du tribunal, a immédiatement alerté le commandant régional de la gendarmerie royale.

Les mêmes sources indiquent que le gendarme a quitté la ville de Casablanca en direction de la ville de Rabat, où il a été appréhendé par les services de sécurité alors qu’il rôdait, dans un état qualifié d’anormal, près du palais royal. Cette affaire complexe implique donc des éléments de corruption, de chantage et des rebondissements inattendus au sein même des forces de l’ordre.