samedi, juillet 20, 2024
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LGV : la France, la Chine et l’Allemagne en concurrence

LIGNE À GRANDE VITESSE CASABLANCA – AGADIR : LA FRANCE, LA CHINE ET L’ALLEMAGNE EN CONCURRENCE

La ligne à grande vitesse (LGV) reliant Casablanca à Agadir attire l’attention de nombreux pays. Initialement, la France exprimait son intérêt pour répliquer son succès initial au Maroc. Par la suite, la Chine est entrée en lice, suivie aujourd’hui par l’Allemagne. Cette ligne de TGV est devenue un enjeu majeur, attirant l’intérêt de ces différentes nations.




Le projet de la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Casablanca à Agadir connaît un nouveau rebondissement.

Cette fois, c’est l’Allemagne qui entre en lice, rivalisant avec la France et la Chine pour remporter ce mégaprojet.

Paris souhaite capitaliser sur son expérience réussie avec la ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca au Maroc, tandis que Pékin a déjà manifesté à plusieurs reprises son intérêt pour ce projet, ce qui diminue les chances de ses concurrents.

Cependant, l’annonce récente de l’intérêt de l’Allemagne pour ce même projet est un véritable coup dur pour les Français.

Selon Al Ahdath Al Maghribia qui rapporte cette information le jeudi 25 mai, l’entreprise publique allemande Deutsch Bahn a officiellement annoncé son intérêt pour la construction de cette ligne ferroviaire à grande vitesse.

À cet effet, l’entreprise allemande a signé mardi dernier une convention de partenariat avec l’ONCF.

Officiellement, ce partenariat vise à renforcer leur coopération dans plusieurs domaines liés au secteur du transport ferroviaire.

Plus concrètement, la convention vise à développer les infrastructures en améliorant les performances et la capacité du réseau ferroviaire marocain, en renouvelant et en modernisant les infrastructures existantes, et en construisant de nouvelles lignes pour les transports urbains, régionaux et longue distance, y compris le transport ferroviaire à grande vitesse.




Afin d’améliorer leurs chances d’obtenir le projet, la convention signée par les Allemands vise également à développer des mesures d’infrastructure en tant que solutions de mobilité durables et respectueuses de l’environnement, à promouvoir un transfert durable vers le rail pour réduire les émissions de CO2 et à se conformer aux normes internationales.

Selon le journal, l’accord englobe également des services de conseil et d’ingénierie pour l’ensemble de la chaîne de valeur du système ferroviaire.

La convention a été signée en présence du ministre du Transport et de la Logistique, Mohamed Abdeljalil, et du ministre fédéral allemand du Numérique et des Transports, Volker Wissing, lors d’un atelier sur la mobilité co-organisé par les ministères des deux pays.

Elle comprend également des volets tels que le développement du réseau, la disponibilité et la fiabilité du matériel roulant, la numérisation et la transformation numérique, la valorisation du patrimoine dans et hors des gares, ainsi que l’amélioration du système de gestion.

Alors que la France souhaitait ardemment réaliser ce projet en prolongement de la ligne Tanger-Casablanca qu’elle a déjà réalisée, elle a été contrariée lorsque la ville d’Agadir a décidé de confier la gestion des transports urbains à un opérateur allemand il y a quelques mois.




La France voyait également d’un mauvais œil les prétentions chinoises, l’ambassadeur chinois à Rabat affirmant à plusieurs reprises que son pays était intéressé par la réalisation de la ligne à grande vitesse reliant Casablanca-Agadir.

Selon le journal arabophone, il restera aux autorités marocaines de décider à qui confier finalement ce projet d’envergure.

La concurrence entre la France, la Chine et l’Allemagne témoigne de l’attrait et de l’importance de la ligne à grande vitesse Casablanca-Agadir.

Le Royaume du Maroc devra prendre en compte différents facteurs tels que l’expertise technique, les capacités financières, les partenariats internationaux et les avantages potentiels pour le développement économique du pays.

Quelle que soit la décision finale, ce projet prometteur ouvrira de nouvelles perspectives pour la connectivité et le développement régional, renforçant ainsi la position du Maroc en tant que plaque tournante du transport et de la coopération internationale.