dimanche, février 25, 2024
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Maroc: la justice ordonne de suspendre une grève des contrôleurs aériens

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ONDA: LA JUSTICE ORDONNE LA SUSPENSION DE LA GRÈVE DES CONTRÔLEURS AÉRIENS PRÉVUE LE 21 FÉVRIER

L’Office national des aéroports (ONDA) a obtenu, par recours judiciaire, la suspension d’une grève des contrôleurs aériens qui est prévue pour le 21 février 2023, à partir de 13 heures.




Alors que le Bureau syndical des contrôleurs aériens des aéroports de Casablanca, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), prévoit d’entamer un mouvement de grève le 21 février 2023 à 13H00.

Cette grève consiste à n’autoriser qu’un seul vol toutes les 15 minutes pendant une durée de 10 jours.

L’Office national des aéroports a saisi la justice qui a rendu une décision qui ordonne de suspendre ce mouvement.

Dans une note interne, l’Office national des aéroports explique que la grève programmée est «illégale», puisqu’il s’agirait d’une grève de solidarité avec un salarié et qu’il ne s’agirait pas de défendre des intérêts collectifs mais un intérêt individuel.

«C’est également une grève perlée puisque le communiqué fait état d’un ralentissement de l’activité et non d’une cessation d’activité, ce qui rend, dans les deux cas, cette grève illégale», souligne l’Office national des aéroports.

Le communiqué évoqué émane du Bureau syndical des contrôleurs aériens des aéroports de Casablanca, affilié à la Confédération démocratique du travail.

La note interne de l’Office national des aéroports explique que les revendications qui sont exprimées dans ce communiqué sont extrêmement vagues, d’autant plus qu’un accord de paix sociale a été conclu le 21 décembre 2022 avec le Bureau national unifié des contrôleurs de la circulation aérienne, dont l’exécution des termes est en cours.




«En réalité, la revendication principale telle qu’elle résulte du communiqué est la contestation de la mutation dont a fait l’objet un contrôleur aérien qui occupe par ailleurs la fonction de trésorier au sein du syndicat, les contrôleurs aériens exigeant sa réintégration au poste qu’il occupait auparavant».

En effet, dans le cadre d’un dialogue social engagé depuis plusieurs mois au sein de l’Office national des aéroports, 4 accords ont été signé avec les Bureaux nationaux unifiés des contrôleurs de la circulation aérienne, des cadres et agents, des techniciens et des pompiers affiliés à la Confédération démocratique du travail (CDT), et avec le Bureau national des électroniciens de la sécurité aérienne affilié à l’Union marocaine du travail (UMT).

Par l’aboutissement de ce dialogue, l’Office national des aéroports dit témoigner de «sa volonté d’apaiser les relations sociales et de garantir un climat de confiance et de stabilité devant permettre à tous les collaborateurs de se concentrer sur la réalisation de leurs missions et de focaliser leur énergie pour atteindre les objectifs tracés et relever les défis à venir».

C’est ainsi que l’Office national des aéroports s’est dit «surpris, contre toute attente, par le communiqué reçu par le directeur de l’aéroport Casablanca-Mohammed V et signé par le Bureau syndical des contrôleurs aériens des aéroports de Casablanca affilié à la Confédération démocratique du travail».