vendredi, mars 13, 2026
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Les Marocains croient en l’avenir de leur pays

Aux yeux de nombreux observateurs du Nord de la Méditerranée, les avancées réalisées par le Maroc au cours des vingt dernières années en matière de développement, sa gestion rigoureuse de la crise sanitaire et, surtout, sa stabilité politique et sécuritaire suscitent une admiration largement assumée.

Cette perception positive est confortée par un sondage mené l’an dernier, révélant un niveau de confiance exceptionnel au sein de la population. Quatre Marocains sur cinq se déclarent optimistes quant à l’avenir du Royaume. Plus précisément, 81 % des citoyens disent croire fermement dans le futur de leur pays.

Autrement dit, malgré un contexte mondial marqué par les crises, la pandémie et une accumulation d’incertitudes, les Marocains continuent de faire preuve d’une confiance remarquable dans les capacités de leur nation, dans son potentiel de rebond et dans la perspective d’un avenir meilleur. Une dynamique collective rare, que peu de pays peuvent se targuer d’observer chez leurs citoyens.

C’est ce constat qu’a mis en avant le site d’information espagnol Okdiario, qui souligne le caractère singulier de cet optimisme national. Cherchant à en comprendre les ressorts, le média, proche des milieux libéraux, a interrogé l’ambassadrice du Royaume du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, en poste depuis 2018.

La manière dont cette diplomate, décrite comme avenante, sereine et profondément optimiste, évoque son pays apporte déjà un premier élément de réponse, note le journal. Selon elle, cette transformation profonde est indissociable du leadership du roi Mohammed VI, sous l’impulsion duquel le Maroc a connu une mutation structurelle majeure au cours des deux dernières décennies.

« Je suis moi-même surprise, à chaque retour au pays, par le niveau d’avancement atteint », confie-t-elle avec une fierté assumée. Un témoignage d’autant plus significatif que la diplomate a quitté le Maroc en 2008 pour représenter le Royaume au Portugal, puis en Espagne.

Pour Karima Benyaich, la réussite marocaine repose sur une singularité assumée : « À seulement 14 kilomètres de l’Europe existe un pays africain, arabe et musulman, mais doté d’une vocation européenne et occidentale affirmée. Un pays responsable, sérieux et résolument engagé sur la voie du développement. »




Elle insiste également sur un modèle fondé sur l’effort et la constance : « Nous ne sommes pas Européens pour prétendre à l’aide communautaire, nous ne disposons ni de vastes réserves de gaz ni de pétrole, mais nous avons fait le choix de l’engagement, du développement et du pluralisme. De profondes réformes ont été engagées, et nombre d’entre elles sont déjà devenues réalité. »

Parmi les transformations les plus visibles figurent celles des infrastructures. Il est aujourd’hui possible de relier Tanger à Casablanca en seulement 2 heures et 10 minutes par train à grande vitesse. À l’horizon 2030, le Royaume ambitionne par ailleurs de produire 52 % de son énergie à partir de sources propres et renouvelables.

Mais c’est en arrivant par le Nord que le changement est le plus saisissant. Tanger s’impose comme la vitrine emblématique du bond économique marocain. Un symbole résume à lui seul cette réussite : le complexe portuaire de Tanger Med.

Toujours dans cette région, Okdiario rapporte le témoignage d’un investisseur espagnol du secteur automobile, installé parmi les premiers dans la zone industrielle. Partie de quelques salariés à ses débuts, l’entreprise emploie aujourd’hui près de 400 personnes, exclusivement marocaines, et exporte ses produits vers des chaînes de montage au Mexique, au Brésil, aux États-Unis et en Chine. Un exemple parmi des centaines d’autres, illustrant des choix d’investissement stratégiques et gagnants.

Au-delà des infrastructures modernes, de la main-d’œuvre qualifiée et de la proximité géographique avec l’Europe, un autre facteur pèse lourdement dans l’attractivité du Maroc : la sécurité. Un enjeu que le Royaume traite comme une priorité absolue, souligne le média espagnol.

L’ambassadrice le confirme : « Le Maroc est reconnu à l’échelle internationale comme un pays stable et sûr. Il est un partenaire clé dans la lutte contre le terrorisme, le jihadisme et l’immigration clandestine. »

Sur le terrain des droits de l’Homme, Okdiario estime également que le Royaume n’a rien à envier aux pays les plus avancés. Le Maroc a respecté l’ensemble de ses engagements vis-à-vis des mécanismes onusiens et internationaux, rappelle le journal, en référence notamment au message royal prononcé à l’occasion du 60ᵉ anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, dans lequel le souverain réaffirmait l’attachement constant du pays aux valeurs universelles.

Le média espagnol évoque enfin l’essor du tourisme marocain avant que la pandémie de Covid-19 ne vienne brutalement interrompre cette dynamique.

Justement, en abordant la gestion de la crise sanitaire, Okdiario relève un sentiment de fierté largement partagé, tant chez les Marocains que chez les ressortissants espagnols installés dans le Royaume. Avec des moyens bien plus limités que ceux de ses voisins européens, le Maroc a su faire preuve d’efficacité, de discipline et d’anticipation dans sa réponse à la pandémie, souligne le journal, citant un entrepreneur espagnol établi au Maroc.

Un exemple supplémentaire, selon lui, d’un modèle de résilience qui force aujourd’hui le respect au-delà des frontières.