lundi, juillet 22, 2024
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Kenya: le nouveau président limoge des dirigeants proches de l’ex président

KENYA: LE PRÉSIDENT RUTO PREND DES MESURES D’ÉLOIGNEMENT À L’ENCONTRE DES DIRIGEANTS DU POUVOIR SORTANT

Ce qui devait arriver est finalement arrivé. Le président kenyan, élu démocratiquement, William Ruto a lancé des opérations d’assainissement dans les rangs du pouvoir en limogeant de nombreux dirigeants proches de l’ancien président Uhuru Kenyatta.




Selon des informations sûres parvenues en provenance de Nairobi, le nouveau président du Kenya, William Ruto a même interdit à certains anciens responsables, de l’ère Uhuru Kenyatta, de voyager à l’étranger.

Les mesures d’assainissement étaient attendues dans la mesure où Willam Ruto entend assumer ses nouvelles charges dans un environnement sain, selon les mêmes sources.

Ce «nettoyage» est synonyme d’une nouvelle gifle assénée au régime militaire algérien qui n’a pas trouvé mieux que de recourir à un faux démenti sur un supposé revirement du Kenya au sujet de la révocation de la fantomatique «rasd» sur décision du président William Ruto.

La propagande algérienne, comme à l’accoutumée quand il s’agit de porter atteinte au Royaume du Maroc, a vite dégainé en publiant ce démenti commandé au Secrétaire général sortant des Affaires étrangères du Kenya.

En décidant d’écarter les anciens dirigeants liés au désormais ancien président, le nouveau chef de l’Etat confirme, de la manière la plus éclatante, que la révocation des séparatistes à la solde des caporaux d’Alger  est bien «réelle et irréversible».




Le titre de Secrétaire de cabinet au Kenya est l’équivalent au Maroc celui de Secrétaire général d’un ministère.

Les mesures disciplinaires ne se sont pas limitées à la suspension ou à l’éloignement mais à l’interdiction des voyages à l’étranger.

En outre, selon ces mêmes sources, des membres de l’ancien régime sont même soupçonnés de détournement de fonds.

Le média kenyan Kenyans.co.ke a confirmé ces mesures en rapportant que le président William Ruto a, d’autre part, décidé de réduire les pouvoirs des Secrétaires généraux encore en exercice.

Ces dirigeants ont d’autre part «reçu l’ordre de demander l’autorisation du président Ruto avant de voyager à l’étranger, «quelle que soit la nature de leur visite».

Selon ce média, qui cite un communiqué officiel, certains Secrétaires généraux de ministères ont reçu «l’ordre de rester en fonction jusqu’à ce que leurs remplaçants soient nommés».

Cette opération, décidée par le nouveau président vise à assurer «une transition en douceur du quatrième régime à la cinquième administration en place depuis un peu plus d’une semaine».




Selon le journal électronique du Kenya, les Secrétaires généraux de l’ancien régime se sont également vus «interdire de nommer des membres du Conseil d’administration de sociétés d’État ou d’agences d’État, ainsi que d’effectuer tout redéploiement ministériel ou toute nouvelle nomination à quelque niveau que ce soit au sein des ministères et des départements d’État». Ordonner des virements financiers leur est désormais interdits.

Et d’ajouter que «les ministères, les départements d’État et les agences d’État (MDA) ne doivent plus publier de nouvelles déclarations de politique à moins qu’elles ne soient approuvées par S.E. le président».

Enfin, le journal kenyan Kenyans.co.ke, citant une source proche du nouveau président kenyan William Ruto, a fait savoir que le nouveau président, en tournée aux États-Unis, prévoit de «dévoiler sa liste de nominés de secrétaires généraux dès son retour dans le pays.