samedi, juillet 20, 2024
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L’ONDH présente son rapport «Être jeune au Maroc de nos jours»

L’Observatoire national du développement humain présente son rapport «Être jeune au Maroc de nos jours»




L’Observatoire national du développement humain (ONDH) a présenté à Rabat les résultats de son rapport sur le développement humain «Être jeune au Maroc de nos jours», lors d’un atelier organisé en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).





Ce rapport, fondé sur une approche participative, traite de l’évolution des indicateurs du développement humain entre 2012 et 2020 dans le Royaume, tout en jetant la lumière sur la problématique de la précarité sociale et l’impact de la pandémie sur le développement humain.

Il propose également un diagnostic approfondi de la situation de la jeunesse marocaine sur les plans économique, social et politique, ainsi qu’une réflexion prospective sur l’adaptation des politiques publiques pour répondre à ses attentes et aspirations.

L’Observatoire national du développement humain considère «les jeunes comme un potentiel à mobiliser pour rattraper le retard en développement humain», soulignant que les jeunes âgés de 15 à 29 ans représentent le quart de la population en 2019, constituant une «aubaine» démographique sans précédent, «à condition que notre économie offre les emplois nécessaires à cette jeunesse».

Les jeunes représentent une frange hétérogène en termes de contraintes liées au genre, d’occupations principales et de rapports au système éducatif et au marché de travail, puisque 33,6% sont des étudiants et 25,1% des actifs occupés, alors que 26,3% ne sont pas en emploi, en études ou en formation.




Ces derniers sont un «capital humain précieux qui doit être développé à travers l’enseignement, la formation, la santé et la protection sociale». En ce qui concerne l’enseignement, le nombre moyen d’années de scolarisation pour la tranche d’âge 15-29 ans est de 9,1 ans, ce qui équivaut à 1,7 fois la moyenne nationale, mais 26% des jeunes diplômés restent confrontés au chômage longue durée.

D’autre part, l’Observatoire souligne que la présence des jeunes sur les scènes publique, politique et civique constitue un sujet d’«interrogation» du fait que la majorité de la jeunesse marocaine accorde «peu de confiance» aux institutions politiques.

D’autre part, le rapport fait état d’un ralentissement de la dynamique de développement humain en raison du décrochage scolaire, des faibles niveaux de revenus et de l’intégration sociale des jeunes, aggravé en raison de l’impact de la crise sanitaire.

Il note également que la précarité sociale, causée à 88,5% par la précarité au travail, représente «la plus grande menace pour le développement humain», car elle touche un jeune actif occupé sur trois.