vendredi, mars 1, 2024
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(Vidéo) Le Maroc participera à des essais relatifs à la maladie de la Covid-19

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(Document) covid-19: tout ce qu’il vous faut savoir sur les essais multicentriques au Maroc




Le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, a annoncé que le Maroc participerait aux essais multicentriques relatifs à la maladie de la Covid-19. Au Maroc, les essais de ce type sont encadrés par la loi 28-13, adoptée le 4 août 2015.




Le Maroc participera à la lutte contre la Covid-19 et à l’émergence prochaine de vaccins permettant de se prémunir contre la maladie. Dans cette lignée, le ministre de la Santé a annoncé, ce lundi 17 août, la tenue de tests multicentriques, auxquels prendra part le Royaume, afin obtenir une quantité de vaccins suffisante, dans des délais opportuns.
Mais que sont, en fait, les tests multicentriques? Ceux-ci consistent à effectuer des essais cliniques dans plusieurs hôpitaux ou cliniques sur une même période, en suivant le même protocole.
Ces essais peuvent se dérouler dans différents pays en même temps, afin d’inclure un grand nombre de patients aux origines sociales, géographiques et ethniques variées, ce qui augmente la qualité de l’essai, notamment la précision et la «généralisabilité» des données recueillies.




Au Maroc, ce type de test a été rendu possible avec l’adoption, le 4 août 2015, de la loi 28-13 relative à la protection des personnes participant aux recherches biomédicales.
Cette loi encadre l’ensemble des recherches et essais organiques sur les êtres humains en vue de collecter des informations pour le développement des connaissances biologiques ou médicales, ou pour répondre à des exigences relatives à la santé publique.
Ainsi, dans son article premier, la loi englobe les essais cliniques portant sur des médicaments expérimentaux, une catégorie dans laquelle entre le (futur) vaccin contre la Covid-19. Selon cette loi, toute recherche médicale doit obéir au respect de la vie, de l’intégrité physique et psychique, ainsi que de la dignité et de l’intimité de la personne. Les recherches se font sur la base du volontariat.




Elles reposent sur le consentement éclairé et expressément formulé de la personne qui participe à la recherche ou à l’essai en question, le caractère non-commercial du corps humain et le respect des règles de bonnes pratiques cliniques.
Les étrangers se trouvant sur le sol marocain en situation irrégulière ne peuvent prendre part aux essais. Sont également exclus de ces essais cliniques, les mineurs, les femmes enceintes, les femmes qui allaitent, les prisonniers, ainsi que les personnes en état de mort encéphalique ou comateux, sans qu’ils n’aient donné leur consentement préalable ou que le consentement d’un membre de leur famille n’ait été donné.
Aussi, la loi garantit-elle le respect de la vie privée et la confidentialité des données concernant les participants. Cependant le ministère n’a toujours pas communiqué l’origine du vaccin qui fera l’objet de ces essais cliniques, les dates auxquelles ils seront menés, ni la liste des pays qui y participeront avec le Maroc.




À noter que l’OMS a lancé une étude multicentrique, dite étude de solidarité regroupant plusieurs laboratoires dans le monde, pour étudier l’efficacité et l’innocuité de quatre méthodes de traitement médicamenteux chez les malades du covid. Quatre groupes ont été assignés au hasard à une procédure de traitement. Les médicaments utilisés sont:
– Remdesivir, un médicament qui a été testé pour le virus Ebola est à l’étude en Allemagne.
– Hydrochloroquine, un antipaludéen efficace conçu pour réduire la charge virale chez les malades de Covid-19 et dont le Pr Raoult est un ardent défenseur. Cette piset a été récemment remise en question
– Les médicaments antiviraux ritonavir et lopinavir, utilisés pour lutter contre le SIDA, sont testé par des chercheurs chinois, sans résultat probant pour l’instant.
– Le ß-Inferfereon immunitaire et antiviral, utilisé pour l’hépatite C en combinaison avec d’autres médicaments antiviraux. En cours d’expérimentation.




Pour rappel, la Russie a annoncé la semaine dernière le développement du premier vaccin contre le coronavirus. Après cette déclaration, l’OMS a appelé à la prudence, tandis que le reste du monde a jugé cette déclaration « prématurée ».
Mais cette annonce surprise met en lumière une vraie compétition, voire une émulation internationale, dans la recherche d’un vaccin pour stopper l’épidémie qui a déjà tué plus de 743.000 personnes dans le monde.
Actuellement, cinq projets sont à un stade bien avancé, ce qu’on appelle la phase 3 : on teste l’efficacité du vaccin sur une cohorte plus importante, généralement des milliers de volontaires.
Deux candidats-vaccins chinois sont à ce stade, ainsi que trois projets occidentaux : un Britannique, un Américain et une collaboration germano-américaine.









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