jeudi, juillet 18, 2024
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À propos de la réforme des prisons au Maroc

À propos de la réforme des centres pénitentiaires au Royaume du Maroc




La prison de demain: telle est la thématique soulevée par la Délégation générale des prisons dans le cadre des travaux de la Commission chargée d’élaborer le nouveau modèle de développement.




En finir avec le surpeuplement, promouvoir la transparence, humaniser les espaces de détention, limiter les cas de récidive… Des propositions parmi d’autres, soumises à la Commission du nouveau modèle de développement par la Délégation générale des prisons.
La DGAPR vient, en effet, de remettre une note relative à la réforme des centres pénitentiaires à la Commission spéciale présidée par Chakib Benmoussa, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans sa livraison du jeudi 20 août.
Le document élaboré par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion évoque les principaux obstacles entravant le chantier de la réforme du système pénitentiaire sur les plans pénal, financier, organisationnel et social.
Ainsi, estime la DGAPR, le surpeuplement carcéral fait partie des problèmes chroniques dont souffrent les prisons marocaines.




Il résulte, bien sûr, de l’augmentation continue de la population carcérale et, surtout, du recours excessif à la détention provisoire, de la prépondérance des peines de courte durée et de l’absence de mesures alternatives à l’incarcération.
Dans sa contribution au nouveau modèle de développement, la DGAPR note que son autonomisation demeure très relative.
Elle subit en effet, malgré elle, la décision d’incarcération prise par les autorités judiciaires concernées, et ce indépendamment des réalités des établissements pénitentiaires.
D’autant que les allocations financières peinent à suivre, face à l’augmentation continue du nombre de détenus et des chantiers de réforme entamés en matière, notamment, d’humanisation des conditions d’incarcération et de renforcement des programmes de préparation à la réinsertion, souligne le quotidien.




Le volet social, poursuit Al Ahdath Al Maghribia, souffre également de nombreuses contraintes. Elles relèvent principalement de la préparation des détenus à la réinsertion, une réinsertion entravée par les préjugés.
D’où la nécessité de mettre en place un cadre juridique encadrant ce volet. En fait, c’est tout un pan de l’organisation pénitentiaire qu’il faut revoir, affirme la Délégation générale.
À commencer par les programmes de formation et de qualification, la prise en charge médicale et psychologique des détenus et l’intégration des centres de détention dans le développement de leur environnement territorial.
La Délégation insiste également sur la nécessité de ressources financières et humaines supplémentaires. De même, il s’agit d’humaniser l’espace pénitentiaire.




Mais aussi de réintégrer les détenus sur le marché de l’emploi, afin de prévenir les récidives et d’assurer le suivi des anciens détenus, comme dans la plupart des administrations pénitentiaires au niveau international.
La note présentée par la DGAPR a également mis l’accent sur la nécessité de redoubler d’efforts pour lutter contre la criminalité, afin de mettre un terme à l’augmentation continue du nombre de détenus.
Il s’agit d’intensifier les efforts pour lutter contre la surpopulation et d’assurer une action pénitentiaire efficace, territorialisée et transparente.
Elle souligne, en outre, l’importance du développement de la recherche scientifique dans le domaine des prisons, pour améliorer le système pénitentiaire et encourager la société civile à participer au processus de réinsertion des détenus.




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