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(Vidéos) L’Algérie quitte la CAN avec une image dégradée

Algérie Nigéria

Algérie Nigéria

Quand le DZarroi l’emporte…

La rencontre devait rester dans les annales comme un grand moment de football africain. Elle s’est finalement imposée comme l’un des épisodes les plus sombres de la CAN 2025, révélant un malaise profond bien au-delà du simple résultat sportif. Battue avec autorité par le Nigeria en quart de finale, l’Algérie n’a pas seulement quitté la compétition par la petite porte sur le plan sportif : elle a surtout laissé derrière elle une traînée de polémiques au parfum de seum, des tensions et des violences qui interrogent sur la capacité de certains acteurs à accepter l’échec et à préserver l’essence même du sport.

⚽ CAN 2025 : une affiche prestigieuse détournée de son sens

Tout avait pourtant commencé comme un choc continental à la hauteur des attentes. Algérie–Nigeria, c’était l’affrontement de deux grandes nations du football africain, deux sélections riches d’histoire, d’ambitions et de talents. Un quart de finale qui promettait intensité, spectacle et rivalité sportive saine. Mais ce qui devait être une célébration du football s’est progressivement transformé en un enchaînement de dérives, au point que le résultat du match est presque passé au second plan.

Dans les tribunes comme sur la pelouse, la tension a gagné du terrain à mesure que l’Algérie voyait ses espoirs s’éteindre. Et lorsque l’arbitre a mis un terme à la rencontre, la frustration s’est muée en colère incontrôlée.

🦅 Une supériorité nigériane nette et assumée

Sur le plan strictement sportif, il n’y a eu aucun débat. Le Nigeria, sûr de sa force, a livré une prestation aboutie, combinant puissance physique, rigueur tactique et efficacité offensive. Les Super Eagles ont imposé leur tempo dès les premières minutes, étouffant une équipe algérienne impuissante qui n’a jamais été capable de développer son jeu.

Le tournant du match est intervenu peu après la pause. Victor Osimhen, omniprésent et toujours aussi tranchant, a ouvert le score d’une action qui résume la domination nigériane : intensité, projection rapide et sang-froid dans le dernier geste. Dix minutes plus tard, l’attaquant vedette s’est transformé en passeur décisif pour Akor Adams, qui a conclu une offensive collective limpide. À 2-0, le sort de la rencontre était scellé, et l’Algérie apparaissait déjà résignée sur le plan footballistique. Un poteau a même évité un one two three à zéro.

😡 L’arbitrage, cible d’une colère mal canalisée

C’est précisément à partir de cet instant que la rencontre a basculé dans une autre dimension, beaucoup plus inquiétante. Au coup de sifflet final, plusieurs joueurs algériens ont immédiatement pris pour cible l’arbitre sénégalais Issa Sy et ses assistants. Gestes de défi, protestations véhémentes, attroupements hostiles : l’arbitrage est devenu le réceptacle de toutes les frustrations.

Face à une élimination très nette, la tentation était trop forte de chercher un responsable extérieur. Il a fallu l’intervention rapide et déterminée des stadiers pour contenir la situation et éviter que cette contestation collective ne dégénère en affrontement physique.

🔥 Une fin de match sous haute tension sur la pelouse

La nervosité n’est pas retombée avec l’éloignement du corps arbitral. Toujours sous le coup de la colère, certains joueurs algériens se sont ensuite dirigés vers leurs homologues nigérians. Les regards se sont durcis, les gestes se sont faits plus brusques, et pendant de longues secondes, le spectre d’une bagarre générale a plané sur la pelouse.

Les joueurs nigérians, conscients de l’enjeu et de la portée de l’instant, ont tenté de rester en retrait, tandis que le dispositif de sécurité s’est interposé. Une situation qui aurait pu tourner au drame sans la vigilance des officiels, mais qui laisse une image profondément négative d’une équipe incapable de contenir ses nerfs après une défaite.

🚨 Tribunes : la frustration devient menace collective

Dans les gradins, l’ambiance était tout aussi délétère. Une partie des supporters algériens, refusant d’admettre la supériorité du Nigeria, a laissé exploser sa colère. Des cris hostiles, des bousculades et des tentatives de forcer l’accès au terrain ont été observés, transformant la frustration en menace réelle pour la sécurité.

Les stadiers ont dû faire preuve d’une grande fermeté pour empêcher une intrusion massive sur la pelouse. Sans cette intervention rapide, la situation aurait pu dégénérer en mouvement de foule, avec des conséquences potentiellement dramatiques pour les joueurs, les officiels et le public.

🛑 Zone mixte : des agressions qui choquent le monde du sport

Mais le point le plus grave de cette soirée noire s’est déroulé loin des caméras, dans un espace censé être neutre et sécurisé. En zone mixte, plusieurs incidents d’une extrême gravité ont été rapportés. Des journalistes marocains, présents pour couvrir la rencontre dans le cadre de leur travail professionnel, ont été pris à partie par des journalistes algériens.

Les faits rapportés sont accablants : insultes, menaces verbales, puis agressions physiques. Des confrères ont été violemment pris pour cible, dans un déchaînement aussi incompréhensible qu’inacceptable. S’attaquer à des journalistes, c’est franchir une ligne rouge absolue, remettre en cause la liberté de la presse et bafouer les règles élémentaires de coexistence professionnelle.

🧭 Une CAN 2025 éclaboussée, une image durablement ternie

Rien, absolument rien, ne peut justifier de tels comportements. Ni la pression, ni la déception, ni même l’enjeu d’un quart de finale continental. Ces scènes jettent une ombre lourde sur la CAN 2025, pourtant organisée sous le signe du progrès, de la modernisation et du rayonnement du football africain.

Pendant que le Nigeria avance, confiant et structuré, vers une demi-finale très attendue face au Maroc, l’Algérie quitte la compétition dans un climat délétère. Plus que l’élimination sportive, ce sont ces débordements extra-sportifs qui marqueront durablement les esprits, laissant l’image d’un football encore prisonnier de ses excès émotionnels.

La leçon est sévère mais nécessaire : les performances sur le terrain ne suffisent pas. Sans respect, sans maîtrise et sans responsabilité collective, aucun progrès durable n’est possible pour le football africain.

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À noter que Mohamed Amoura s’est excusé pour son geste moquer envers l’artiste supporter emblématique de la RDC, imitant la statue de Patrice Lumumba, l’un des pères de l’indépendance congolaise. 


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