Sahara marocain : les États-Unis déterminés à terminer le conflit
🇲🇦🌍 Sahara marocain : Washington impose le plan d’autonomie du Maroc
📌 Un contexte historique marqué par le blocage
Depuis le départ du pays colonisateur en 1975, en l’occurence l’Espagne, le Sahara marocain dit occidental est au cœur d’un conflit territorial complexe impliquant le Maroc et le groupe séparatiste qui se fait appeler « polisario« , parrainé par l’Algérie qui en fait son proxy. L’ONU avait initialement proposé des solutions théoriques, notamment un référendum d’autodétermination jamais organisé. L’Algérie a longtemps adopté une position ambiguë et hypocrite : soutenir le Polisario tout en se présentant comme simple pays “observateur” du processus onusien. Cette stratégie a paralysé les négociations pendant des années et empêché toute avancée substantielle. De son côté, le Maroc a constamment proposé un cadre réaliste, le plan d’autonomie, conçu pour garantir sa souveraineté tout en offrant une gestion locale élargie.
🇺🇸 Washington prend les commandes
Le 9 février 2026, un message succinct de la mission américaine auprès de l’ONU a marqué un tournant diplomatique majeur. La déclaration confirmait la tenue de négociations à Madrid sous l’égide américaine et co-parrainage onusien, incluant toutes les parties : Maroc, Polisario, Algérie et Mauritanie.
Senior delegations from the United States and the United Nations facilitated discussions in Madrid, Spain with Morocco, Polisario Front, Algeria and Mauritania regarding the implementation of United Nations Security Council Resolution 2797 (2025) on Western Sahara.
— U.S. Mission to the UN (@USUN) February 9, 2026
L’originalité et la puissance de cette démarche résident dans le contrôle opérationnel de Washington, qui supervise et structure le processus, impose le calendrier et fixe les règles de négociation. L’implication directe d’un conseiller présidentiel influent, Massad Boulos, assisté de Michael Waltz et d’un haut responsable de la CIA, traduit l’importance stratégique du dossier pour l’administration Trump.
📝 Résolution 2797 : une rupture diplomatique majeure
Adoptée le 31 octobre 2025, la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU constitue une avancée historique. Pour la première fois, un texte onusien recentre les négociations autour du plan d’autonomie marocain, rompant avec les ambiguïtés du passé et excluant le référendum d’autodétermination. Le document confirme que toutes les discussions doivent s’appuyer sur la proposition marocaine, récemment enrichie dans un document de 40 pages, présenté à Madrid. Ce recentrage réduit drastiquement les marges de manœuvre de l’Algérie et du Polisario et impose une lecture pragmatique et réaliste du conflit artificiel.
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🤝 La participation contrainte de l’Algérie
La dynamique madrilène force l’Algérie à sortir de son « rôle d’observateur ». Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères, participe désormais officiellement aux négociations. La présence d’Alger, jusque-là réticente, illustre le désaveu de sa stratégie de soutien indirect au Polisario. L’Algérie se retrouve désormais intégrée au processus diplomatique, réduisant sa capacité à bloquer ou à saboter les discussions. Cette participation constitue un tournant politique majeur et confère au Maroc un avantage stratégique décisif, renforcé par l’accompagnement direct de Washington.
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🏛 Diplomatie marocaine et stratégie de main tendue
Le Maroc, sous la conduite du roi Mohammed VI, adopte une approche cohérente de dialogue et de réconciliation. Le souverain a multiplié les appels à une coopération constructive avec l’Algérie et à l’ouverture de discussions avec les populations séquestrées des camps de Tindouf. Cette politique vise à consolider la paix régionale, renforcer l’intégrité territoriale du Royaume et créer un climat favorable à la mise en œuvre du plan d’autonomie. Elle s’inscrit dans une vision de long terme, conciliant souveraineté et stabilité régionale.
⚖️ Le rôle central du Polisario limité
Dans ce nouveau cadre, le Polisario perd sa position de quasi-arbitre du conflit et devient un acteur encadré. Les discussions madrilènes, sous contrôle américain, définissent ses marges de manœuvre et l’obligent à se conformer au cadre du plan d’autonomie marocain. Les implications sont significatives : perte de crédibilité diplomatique, encadrement strict des revendications et surveillance internationale accrue.
🛡 Sécurité et pression américaine
Washington exerce également une pression sécuritaire et politique sur Alger et le Polisario. Des auditions au Sénat américain mettent en avant des liens présumés entre le Polisario et des réseaux terroristes. La pression sur Alger comprend des restrictions sur ses achats d’armement et sur son influence régionale. Cette approche globale vise à aligner tous les acteurs sur une stratégie de règlement durable, renforçant la stabilité et la sécurité dans le Maghreb et au Sahel.
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🌐 Enjeux géopolitiques régionaux
La stratégie américaine dépasse le cadre strict du Sahara dit occidental. Elle vise à transformer la géopolitique du Maghreb en favorisant la réconciliation entre le Maroc et l’Algérie, la réouverture de la frontière terrestre fermée depuis 1994, et la reprise du gazoduc Maghreb-Europe. Ces mesures auront des impacts économiques et politiques considérables, notamment en matière d’échanges commerciaux, d’investissements transfrontaliers et de coopération énergétique.
💼 Perspectives économiques et sociales
Le règlement du conflit permettrait également de sécuriser les investissements dans les provinces du sud du Maroc, de développer les infrastructures locales et de renforcer la confiance des partenaires internationaux. La stabilité générée par le plan d’autonomie sous supervision américaine favorisera le développement durable, la création d’emplois et la modernisation des infrastructures publiques et privées.
🌟 Une étape décisive pour la paix
Le Sahara Marocain dit occidental est désormais à un tournant historique. Avec Washington comme acteur central, l’Algérie contrainte de négocier et le Maroc en position de force, le cadre est posé pour un règlement durable basé sur le plan d’autonomie. Cette dynamique ouvre des perspectives inédites pour la paix, la sécurité et le développement régional, et annonce une réorganisation stratégique du Maghreb, où la coopération remplacera progressivement les tensions et les blocages historiques.
