Le Maroc aimerait repousser la CAN féminine Maroc 2026
Le Maroc demande le report de la CAN féminine 2026, invoquant un calendrier surchargé et la volonté d’un tournoi à la hauteur des standards africains.
🇲🇦⚽ CAN féminine 2026 : le Maroc plaide pour un report stratégique
À six semaines du coup d’envoi théorique de la Coupe d’Afrique des Nations féminine, le Maroc s’apprête à enclencher une démarche officielle auprès de la Confédération Africaine de Football. En toile de fond, une équation calendaire jugée intenable par la Fédération royale marocaine de football, qui redoute un chevauchement préjudiciable avec la fin des championnats nationaux et les compétitions continentales de clubs. Plus qu’un simple ajustement de dates, cette requête traduit une volonté affirmée de préserver la qualité sportive et l’image d’un tournoi que le Royaume souhaite exemplaire.
🏟️📅 Un calendrier sous tension à l’approche du tournoi
Initialement programmée du 17 mars au 3 avril 2026, la CAN féminine Maroc 2026 se retrouve aujourd’hui au cœur d’un débat stratégique. Selon des sources proches du dossier, la FRMF s’apprête à demander formellement un report de la compétition, estimant que la période retenue coïncide avec une phase critique de la saison footballistique. La fin des championnats, aussi bien au Maroc que dans plusieurs pays africains, ainsi que l’engagement simultané des clubs dans les compétitions continentales, créent une congestion que les responsables marocains jugent difficilement compatible avec les exigences d’un tournoi international majeur.
Cette situation pose un double défi. D’un côté, les sélections nationales féminines risqueraient d’aborder la compétition sans une préparation optimale, avec des joueuses sollicitées jusqu’au bout par leurs clubs. De l’autre, l’enchaînement des matchs pourrait peser sur la qualité du jeu et sur l’attractivité globale de la Coupe d’Afrique des Nations féminine, à un moment où le football féminin africain cherche à renforcer sa visibilité et sa crédibilité sur la scène internationale.
🏛️⚽ La FRMF et Fouzi Lekjaa en première ligne
C’est au président de la Fédération, Fouzi Lekjaa, qu’il reviendra de porter ce dossier devant le Comité exécutif de la CAF. Pour Rabat, l’argumentaire est clair : le maintien des dates actuelles risquerait de pénaliser non seulement les sélections participantes, mais également l’organisation globale du tournoi. Le Maroc souligne notamment que le championnat national doit impérativement s’achever à la mi-mai afin de respecter les directives de la FIFA, un impératif non négociable dans un contexte de plus en plus normé par les calendriers internationaux.
Par ailleurs, plusieurs clubs marocains restent engagés sur différents fronts africains, ce qui complexifie davantage la gestion des effectifs et des infrastructures. Dans ce contexte, la demande de report de la CAN féminine apparaît, aux yeux des dirigeants marocains, comme une mesure de bon sens destinée à éviter un empilement de compétitions aux conséquences sportives et médiatiques incertaines.
🌍✨ Préserver l’image et l’ambition du football féminin africain
Du côté marocain, les autorités sportives tiennent à préciser que cette démarche ne remet nullement en cause la capacité du Royaume à accueillir l’événement. Bien au contraire, le Maroc insiste sur son ambition d’organiser une CAN féminine de haut niveau, conforme aux standards internationaux et à l’évolution rapide du football féminin sur le continent.
L’enjeu est aussi celui de l’affluence et de l’impact médiatique. Organiser la compétition dans une période moins saturée permettrait de mobiliser davantage le public, d’attirer les médias et de donner à la CAN féminine en Afrique la place qu’elle mérite. Rabat redoute qu’un tournoi noyé dans une accumulation de matchs perde en visibilité et en intensité, au détriment des joueuses et du spectacle proposé.
⏳🌐 Un casse-tête pour la CAF en cas d’accord
Si la CAF venait à accéder à cette demande de dernière minute, elle serait confrontée à un exercice d’équilibriste. Identifier un nouveau créneau pour une compétition d’envergure continentale implique de concilier les exigences du calendrier international de la FIFA, les contraintes des championnats nationaux et les engagements des clubs africains. Un défi logistique et politique d’autant plus délicat que la CAN féminine 2026 doit se dérouler intégralement sur le sol marocain, avec des attentes élevées en matière d’organisation et de retombées.
Cette situation illustre les tensions croissantes autour de la gestion du calendrier mondial du football, où chaque compétition cherche à trouver sa place sans empiéter sur les autres. Pour le Maroc, l’enjeu dépasse la simple question des dates : il s’agit de poser les bases d’un tournoi exemplaire, capable de renforcer durablement le rayonnement du football féminin africain.
🔮⚽ Un choix décisif pour l’avenir du tournoi
Alors que la décision finale appartient désormais aux instances continentales, la requête marocaine ouvre un débat plus large sur la structuration et la valorisation des grandes compétitions féminines en Afrique. Entre impératifs sportifs, contraintes institutionnelles et ambitions de développement, la CAN féminine se trouve à un tournant stratégique. Le choix qui sera opéré dans les prochaines semaines pourrait bien dessiner les contours des futures éditions et confirmer la place centrale du Maroc dans la dynamique du football africain féminin.
