mardi, mai 28, 2024
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Sahara marocain : Hilale recadre l’ambassadeur algérien à l’ONU

SAHARA MAROCAIN : OMAR HILALE RECADRE L’AMBASSADEUR ALGÉRIEN À L’ONU

À Caracas, Omar Hilale recadre sèchement l’ambassadeur algérien à l’ONU à propos du Sahara marocain

Répondant aux assertions fallacieuses de l’ambassadeur algérien à l’ONU, Amar Bendjama, au sujet de la question du Sahara marocain, lors du séminaire du C24, qui se tient actuellement à Caracas, au Venezuela, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc à l’ONU, Omar Hilale l’a interpellé sur sa présence à Caracas, alors qu’il a mandat du groupe arabe pour défendre ses causes à New York.

Conduisant la délégation marocaine au séminaire régional du Comité spécial des Vingt-Quatre (C24), qui se tient actuellement à Caracas, au Venezuela, Omar Hilale, ambassadeur, représentant permanent du Maroc à l’ONU a répondu aux assertions de l’ambassadeur algérien à l’ONU, Amar Bendjama, au sujet de la question du Sahara marocain.

Omar Hilale a d’abord longuement interpellé son homologue algérien sur sa présence à Caracas, plutôt qu’à New York, au Conseil de sécurité, pour défendre les intérêts du groupe arabe qui l’y a mandaté. «Le Groupe arabe qui vous a élu représentant des pays arabes au Conseil de sécurité aurait souhaité que vous restiez à New York pour défendre la cause palestinienne. Vous êtes ici, depuis trois jours, rien que pour lire votre discours sur le Sahara marocain», a déclaré Omar Hilale.

«Vous n’assumez pas votre responsabilité pour laquelle la communauté internationale vous a élu au Conseil de sécurité, mais vous avez préféré donner la priorité à votre agenda national, celui de l’Algérie sur la question du Sahara marocain», a-t-il poursuivi, avant de confronter son homologue algérien à la fixation obsessionnelle de son pays sur le Sahara marocain, lui faisant remarquer qu’il n’avait abordé que ce sujet, alors que plusieurs questions sont à l’examen du C24.

Le diplomate marocain lui a ensuite rappelé la responsabilité de son pays dans l’entretien et la non-résolution de ce différend: «Nous sommes ici parce que l’Algérie a refusé de retourner à la troisième table ronde du processus politique. Vous parlez de paix, mais vous refusez d’assumer votre rôle en tant que responsable d’une situation qui perdure depuis un demi-siècle (…) C’est votre pays qui est responsable du gel des efforts de résolution de ce différend régional».

En réponse à la référence biaisée de l’ambassadeur algérien au référendum, Omar Hilale lui a rappelé l’actualité et la teneur du processus onusien. «Vous avez parlé de plan de règlement et du référendum, mais vous oubliez que le Conseil de sécurité l’a enterré depuis un quart de siècle. Votre diplomatie, M. l’ambassadeur, souffre du syndrome du nanisme», a-t-il asséné.

Et de détailler son propos: «Cela signifie que l’Algérie s’est arrêtée à 1991 avec le plan de règlement. Elle n’a pas évolué depuis lors. Votre pays n’a pas vu le monde évoluer. Vous n’avez pas vu que le mur de Berlin est tombé. Vous n’avez pas vu qu’il y a 107 pays qui soutiennent l’initiative marocaine d’autonomie. Vous faites semblant de ne pas voir le nombre des consulats ouverts dans les villes marocaines de Laâyoune et Dakhla. L’Algérie n’a pas vu que le Conseil de sécurité est passé du plan de règlement à la solution politique, qui nécessite la négociation entre toutes les parties. Elle n’a pas vu non plus les mêmes résolutions qui l’interpellent pour retourner au processus de tables rondes, et auxquelles elle persiste à dire NON ! Alors que l’Algérie a participé aux deux premières tables rondes, elle dit NON à la troisième, pourtant exigée par le Conseil de sécurité».

Réagissant à la référence par son confrère algérien à la prétendue occupation du Sahara marocain et à la mention sélective du droit à l’autodétermination, l’ambassadeur a indiqué «qu’il y a un peuple en Algérie, le peuple kabyle qui attend son autodétermination, depuis plus de 150 ans et que vous terrorisez, vous emprisonnez, vous privez de sa liberté, et de ses droits les plus légitimes».

Abondant dans la mise à nu de la responsabilité de l’Algérie dans le différend régional du Sahara marocain, Omar Hilale a poursuivi son interpellation de son homologue algérien en s’interrogeant «qui bloque le processus politique onusien? C’est l’Algérie. Qui abrite, arme, finance et promeut diplomatiquement un mouvement séparatiste terroriste? C’est l’Algérie. Qui a proposé la partition du Sahara marocain entre le Royaume et votre mouvement séparatiste terroriste en 2002, à l’ancien Envoyé personnel James Baker? C’est l’Algérie par la voix de son ancien président feu Abdelaziz Bouteflika».









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