mardi, juillet 23, 2024
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Guerre des Sables Maroc-Algérie : le double jeu de la France

MAROC-ALGÉRIE : LE DOUBLE JEU HYPOCRITE DE LA FRANCE PENDANT LA GUERRE DES SABLES

Le 23 octobre 1963, le général De Gaulle avait une conversation avec son ministre des Affaires étrangères, Alain Peyrefitte, concernant le conflit armé entre le Maroc et l’Algérie, connu sous le nom de la Guerre des Sables. Pendant cette période, le général De Gaulle avait adopté une politique de « nous les aidons à s’entretuer » en fournissant une assistance militaire à la fois au Maroc et à l’Algérie. Le premier président de la 5ème République française assumait pleinement ce double jeu.

Ces révélations ont été faites par son ministre des Affaires étrangères, Alain Peyrefitte, dans son livre « C’était De Gaulle » en 1994. Le chef de l’État français ne souhaitait pas s’engager dans une médiation entre le Maroc et l’Algérie pour mettre fin à la guerre, malgré la proposition de son ministre des Affaires étrangères. Il a déclaré à son ministre : « Ce sont des affaires arabes ! »

De plus, le général De Gaulle a rejeté l’idée de proclamer la « neutralité » de la France dans le conflit entre le Maroc et l’Algérie, en affirmant que cela n’était ni nécessaire ni vrai. Il a expliqué : « Nous aidons les Marocains en leur fournissant des armes. Nous aidons les Algériens en mettant à leur disposition notre aérodrome de Colomb-Béchar. En réalité, nous les aidons à s’entretuer. Cependant, nous devons agir comme si nous étions neutres. »

Le général De Gaulle était fermement opposé à toute redéfinition des frontières établies après le retrait de la France du Maghreb. Il s’opposait aux ambitions du Maroc visant à récupérer des territoires annexés par la France et attribués à l’Algérie française. Il a expliqué à son ministre des Affaires étrangères : « Notre intérêt réside dans le maintien du statu quo des frontières. »