mercredi, octobre 4, 2023
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(Vidéo) Espagne : la justice rouvre l’affaire du décès du Marocain

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ESPAGNE : LA JUSTICE ROUVRE L’AFFAIRE DU DÉCÈS DU MAROCAIN

UN PROCÈS POUR DÉLITS MINEURS DANS L’AFFAIRE DU DÉCÈS D’ILIASS TAHIRI
Le tribunal de première instance de Purchena a pris la décision, suite à une demande du parquet, de convoquer un procès pour des délits mineurs en relation avec le décès tragique d’Iliass Tahiri, un jeune Marocain âgé de 18 ans, survenu le 1er juillet 2019 au centre pour mineurs de Tierras de Oria, dans la province d’Almeria, en Espagne. Cette affaire a suscité l’attention en raison des circonstances entourant le décès du jeune homme.

UN DÉVELOPPEMENT JUDICIAIRE
Le tribunal avait initialement classé l’affaire sans suite, mais en octobre 2020, il a rouvert le dossier. En avril de cette année, il a annulé le non-lieu précédent et a ordonné la poursuite de trois agents de sécurité qui travaillaient au centre pour mineurs de Tierras de Oria. Le parquet a argumenté que le comportement de ces agents pouvait être qualifié d’imprudence mineure en vertu de l’article 142.2 du Code pénal espagnol, qui prévoit des peines de trois à dix-huit mois de prison pour quiconque, par imprudence mineure, provoque la mort d’autrui.

LES PREUVES ET LES CIRCONSTANCES DU DÉCÈS
Le tribunal provincial a également examiné les preuves, notamment des enregistrements vidéo montrant Iliass Tahiri en train d’être immobilisé sur un lit, allongé sur le ventre, par ces agents, assistés du personnel du centre. C’est au cours de cette mesure brutale de contention mécanique que le jeune homme a tragiquement perdu la vie le 1er juillet 2019, malgré les tentatives pour le réanimer.

OBJECTIF DU PROCÈS
Le procès à venir a pour objectif de déterminer le degré d’imprudence des agents incriminés et de prononcer des condamnations en conséquence, ou éventuellement de les acquitter. Cependant, les juges ont maintenu le non-lieu pour les autres personnes impliquées dans l’affaire, notamment le directeur du centre pour mineurs Tierras de Oria, le représentant de la société de gestion et les représentants du Conseil. Cette décision est basée sur l’évaluation de la responsabilité pénale des agents de sécurité à la lumière des preuves présentées devant le tribunal.