jeudi, février 5, 2026
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JO de Paris 2024 : Imane Khelif a eu un traitement hormonal

La victoire d’Imane Khelif aux Jeux olympiques de Paris 2024 a propulsé la boxeuse algérienne au sommet du sport mondial. Mais derrière l’exploit sportif s’est rapidement imposée une controverse d’ampleur internationale, mêlant questions médicales, identité biologique et réglementation sportive. Dans une interview exclusive accordée au quotidien français L’Équipe, la championne olympique est sortie du silence pour clarifier sa situation, affirmer son identité et défendre son parcours, dans un contexte où le débat sur le genre dans le sport féminin ne cesse de s’intensifier.

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🥊🏅 Imane Khelif, une championne olympique sous les projecteurs
Sacrée championne olympique de boxe féminine dans la catégorie des 66 kg, Imane Khelif est devenue à 26 ans l’une des figures les plus emblématiques du sport algérien contemporain. Son sacre à Paris 2024 a marqué l’histoire de la boxe africaine et arabe, confirmant un talent forgé au fil des années et une détermination sans faille. Toutefois, cette consécration sportive a été accompagnée d’une polémique persistante autour de son profil biologique, éclipsant parfois la portée de sa performance athlétique.

🧬⚕️ Traitements hormonaux et encadrement médical strict
Face aux interrogations, Imane Khelif a tenu à rétablir les faits. Elle a reconnu avoir suivi des traitements hormonaux destinés à réduire son taux de testostérone, précisant que cette démarche s’inscrivait dans un cadre médical rigoureux et conforme aux règlements sportifs en vigueur. « J’ai des hormones féminines. Les gens l’ignorent, mais j’ai suivi des traitements hormonaux pour faire baisser mon taux de testostérone en vue des compétitions », a-t-elle expliqué, soulignant qu’elle a toujours agi sous supervision médicale.

La boxeuse a également confirmé être porteuse du gène SRY, situé sur le chromosome Y, une particularité biologique rare mais naturelle, qui fait l’objet d’un suivi médical spécialisé. « Oui, et c’est naturel. Je suis entourée de médecins, un professeur me suit », a-t-elle précisé, rappelant que lors du tournoi de qualification olympique à Dakar, elle avait abaissé son taux de testostérone à un niveau nul, conformément aux exigences réglementaires.

🚺🗣️ « Je ne suis pas transgenre » : une mise au point ferme
Au cœur de la controverse, Imane Khelif a tenu à affirmer avec clarté son identité. « Je ne suis pas une femme transgenre. Je suis une fille. J’ai été élevée comme une fille et reconnue comme telle par tous ceux qui m’ont connue », a-t-elle déclaré, rejetant toute tentative d’amalgame. Pour la championne, cette précision est essentielle afin de dissiper les malentendus et de mettre fin à une narration qu’elle juge injuste et réductrice.

Cette polémique dépasse le cadre sportif et s’inscrit dans un débat sociétal mondial sur les critères d’éligibilité dans le sport féminin, débat dans lequel Imane Khelif s’est retrouvée malgré elle, devenant une figure symbolique de discussions souvent passionnées.

🌍🔥 Une controverse amplifiée à l’échelle internationale
À l’instar de la boxeuse taïwanaise Lin Yu-ting, également sacrée à Paris, Imane Khelif a été exposée à une médiatisation intense. Des personnalités internationales, dont l’ancien président américain Donald Trump et l’écrivaine J.K. Rowling, ont publiquement pris position, contribuant à amplifier le débat au-delà des cercles sportifs. Face à ces réactions, la boxeuse algérienne a adopté un ton mesuré, affirmant respecter toutes les opinions tout en refusant la déformation des faits.

🥇📋 Vers de nouvelles règles et l’horizon Los Angeles 2028
L’avenir sportif d’Imane Khelif s’inscrit désormais dans un cadre réglementaire en pleine évolution. En vue des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, elle devra se conformer aux tests de genre imposés par World Boxing, nouvelle instance reconnue par le Comité international olympique. Une perspective qu’elle aborde sans crainte. « Si je dois passer un test pour les prochains Jeux, je le ferai. Cela ne me pose aucun problème », a-t-elle assuré, indiquant avoir déjà transmis l’intégralité de son dossier médical et de ses analyses hormonales.

⛔🥊 Une carrière momentanément freinée, mais des ambitions intactes
Depuis les Jeux de Paris, Imane Khelif n’a pas repris la compétition. Elle a notamment été empêchée de participer à un tournoi aux Pays-Bas en raison de l’absence d’un test chromosomique conforme aux nouvelles règles. Parallèlement, elle attend l’obtention d’une licence de boxe professionnelle en France, qu’elle considère comme une étape logique dans la poursuite de sa carrière.

Malgré ces obstacles, la championne reste focalisée sur ses objectifs sportifs. Elle ne renonce pas à son rêve olympique et affiche une ambition claire et assumée.

🌟🥇 Une page d’histoire encore à écrire
Imane Khelif regarde l’avenir avec détermination. « Mon objectif reste clair : devenir la première sportive algérienne à conserver un titre olympique », a-t-elle affirmé. Au-delà des débats et des controverses, son parcours pose une question fondamentale sur l’équilibre entre équité sportive, science médicale et respect des athlètes. Alors que le sport international redéfinit ses règles, le destin d’Imane Khelif pourrait bien continuer à marquer l’histoire de la boxe et du sport féminin mondial.