CAN 2025 à Rabat : pas de stadier décédé lors de la finale
À la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations disputée au complexe sportif Prince Moulay Abdellah à Rabat, une vague de publications virales a semé le doute et l’émotion sur les réseaux sociaux. Des allégations graves, faisant état du décès supposé d’un agent de surveillance à la suite d’une agression, ont rapidement circulé. Face à l’ampleur de la rumeur, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) est sortie de son silence pour rétablir les faits, preuves à l’appui, et dénoncer une campagne de désinformation.
⚽🚨 Finale de la CAN à Rabat : la DGSN dément formellement toute mort liée à des violences
🔍 Une rumeur virale née dans l’après-finale
Dans les heures ayant suivi la finale de la Coupe d’Afrique des nations organisée à Rabat, plusieurs publications largement relayées sur Facebook, X et TikTok ont affirmé qu’un stadier du complexe sportif Prince Moulay Abdellah aurait trouvé la mort. Un stadier a effectivement été agressé par des sénégalais et évacué du stade pour être admis aux urgences mais il n’est pas décédé. Ces messages, souvent accompagnés de commentaires alarmistes et d’images sorties de leur contexte, ont rapidement suscité inquiétude et indignation, bien au-delà des frontières du Royaume.
Cette rumeur s’est inscrite dans un climat émotionnel fort, propre aux grandes compétitions sportives, où la moindre information non vérifiée peut se transformer en vérité supposée lorsqu’elle est amplifiée par les algorithmes des réseaux sociaux.
🛑 La DGSN rétablit les faits et parle de fausses informations
Face à ces accusations jugées particulièrement graves, la Direction générale de la sûreté nationale a publié un démenti catégorique. Dans un communiqué officiel, l’institution affirme qu’aucun décès n’a été enregistré, ni parmi les agents de sécurité, ni parmi les stadiers ou les personnes chargées du ramassage des ballons, en marge ou à la suite de la finale de la CAN.
La DGSN précise également qu’aucune procédure de constatation de décès liée à des violences, à des troubles sportifs ou à des actes de hooliganisme n’a été ouverte. Ces éléments ont été formellement confirmés après des vérifications croisées auprès de l’ensemble des établissements hospitaliers concernés dans la capitale et ses environs.
🏥 Des vérifications sanitaires et sécuritaires approfondies
Selon les autorités sécuritaires, les contrôles effectués n’ont révélé aucune admission ni aucun décès correspondant aux faits décrits dans les publications virales. Les services de santé, mobilisés durant toute la compétition dans le cadre du dispositif de sécurité sanitaire, n’ont signalé que des cas mineurs, sans lien avec des agressions graves ou mortelles.
Cette précision vise à couper court aux interprétations abusives et à rappeler que la finale de la CAN 2025 s’est déroulée sans incident majeur, confirmant le bilan globalement salué de l’organisation et du dispositif sécuritaire mis en place par le Maroc.
⚖️ Désinformation en ligne : la justice saisie
Au-delà du simple démenti, la DGSN a indiqué avoir saisi officiellement les autorités judiciaires compétentes. L’objectif est clair : identifier les auteurs et les relais de ces fausses informations, établir les responsabilités et déterminer si les faits relèvent d’une diffusion volontaire de fake news, passible de poursuites judiciaires.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la désinformation numérique, particulièrement sensible lors d’événements sportifs internationaux, où la viralité peut nuire à la sécurité publique, à la crédibilité des institutions et à l’image du pays hôte.
🧠 Réseaux sociaux et événements sportifs : un terrain propice aux intox
La mise au point de la DGSN intervient dans un contexte où les réseaux sociaux sont devenus un amplificateur majeur de rumeurs, souvent au détriment des faits vérifiés. Lors de compétitions d’envergure comme la CAN, la combinaison de la ferveur populaire, de l’émotion collective et de la rapidité de diffusion favorise l’émergence de récits faux mais percutants.
En rétablissant publiquement la vérité, les autorités marocaines entendent rappeler l’importance de s’informer auprès de sources officielles et de faire preuve de discernement face aux contenus non sourcés, particulièrement lorsque ceux-ci évoquent des faits aussi graves que des pertes humaines.
