(vidéo résumé du match) Finale CAN 2025: le Sénégal bat le Maroc
Ils y ont cru jusqu’au bout, portés par tout un peuple et par un stade incandescent, mais le destin en a décidé autrement. Les Lions de l’Atlas ont vu leur rêve s’évanouir en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, battus au terme d’un combat haletant par le Sénégal. Une défaite cruelle, lourde de sens et d’émotions, qui repousse encore l’espoir d’un deuxième sacre continental, près d’un demi-siècle après le titre fondateur de 1976. Pour le Maroc, l’attente continue et la déception est immense.
🏆 Une CAN toujours fuyante pour les Lions de l’Atlas
Depuis le sacre historique de l’équipe menée par Ahmed Faras en 1976 en Éthiopie, la Coupe d’Afrique des Nations semble entretenir une relation douloureuse avec le Maroc. À Rabat, ce dimanche 18 juillet, l’histoire n’a pas basculé du bon côté. Malgré une génération talentueuse, expérimentée et ambitieuse, les coéquipiers d’Achraf Hakimi n’ont pas réussi à rompre cette malédiction continentale.
La finale de la CAN 2025 devait être celle de la consécration, celle d’un football marocain installé parmi les puissances africaines et mondiales. Elle restera celle d’une immense frustration, tant la victoire semblait à portée de main dans un match tendu, engagé et longtemps indécis.
🔥 Rabat en ébullition pour une finale historique
Le Complexe Moulay Abdellah de Rabat offrait un décor à la hauteur de l’événement. Des tribunes combles, un public totalement acquis à la cause nationale et une ferveur rarement égalée accompagnaient les Lions de l’Atlas à leur entrée sur la pelouse. L’atmosphère était électrique, presque suffocante, tant l’attente était immense.
Face à eux, les Lions de la Teranga, tenants d’un statut de géant africain, se présentaient avec l’ambition de confirmer leur suprématie continentale, malgré plusieurs absences notables. L’affrontement promettait d’être rude, et il l’a été bien au-delà des attentes.
⚔️ Une première période dominée par la puissance sénégalaise
Pour ce rendez-vous capital, Walid Regragui a choisi la continuité, alignant le même onze qui avait brillamment franchi les tours à élimination directe. Côté sénégalais, le forfait de dernière minute de Krépin Diatta a contraint le sélectionneur à titulariser Antoine Mendy, tandis que Kalidou Koulibaly et Habib Diarra, suspendus, manquaient également à l’appel.
Dès le coup d’envoi, la rencontre s’est engagée sur un rythme très élevé. Plus puissants physiquement, les Sénégalais ont imposé leur impact et pris l’ascendant dans les duels. Les occasions se sont rapidement succédé, avec Pape Gueyetout proche d’ouvrir le score à la 6e puis à la 31e minute. À chaque fois, Yassine Bounou a répondu présent, confirmant son statut de dernier rempart et maintenant le Maroc à flot.
De leur côté, les Lions de l’Atlas, moins en possession du ballon, peinaient à imposer leur jeu. Leur principale opportunité est venue d’une tête de Nayef Aguerd, à la réception d’un centre précis de Abde Ezzalzouli, mais le ballon a frôlé le montant sans trouver le chemin des filets.
🔄 Un Maroc plus entreprenant au retour des vestiaires
Au retour des vestiaires, le visage du Maroc a changé. Plus compacts, mieux organisés et plus audacieux, les hommes de Regragui ont progressivement pris confiance. La meilleure occasion de cette période intervient sur un superbe centre de Bilal El Khannouss pour Youssef El Kaabi, dont la reprise passe à quelques centimètres du cadre, faisant frissonner tout un stade.
Alors que le sélectionneur sénégalais procédait à plusieurs changements pour maintenir l’intensité, le banc marocain tardait à réagir. Ce n’est qu’à la 80e minute que Regragui lançait Oussama Targhalline et Youssef En-Neysri, puis Jawad El Yamiq et Anass Salah-Eddine, dans une tentative de renverser la dynamique du match.
🎭 Le tournant dramatique : penalty manqué et prolongations fatales
À mesure que la tension montait, les nerfs lâchaient, notamment côté sénégalais. Le penalty sifflé en faveur du Maroc, après une faute évidente sur Brahim Diaz dans la surface, a provoqué une scène de confusion rare. Furieux, le sélectionneur sénégalais qui n’a pas accepté la décision de l’arbitre a demandé à ses joueurs de quitter la pelouse. Il a fallu le calme et le fair-play de Sadio Mané pour ramener ses coéquipiers sur le terrain et permettre la reprise du jeu.
Mais le sort s’acharnait. Brahim Diaz, chargé de transformer le penalty, voit sa tentative repoussée, plongeant le stade dans un silence assourdissant. Le temps réglementaire s’achevait sur un score nul et vierge (0-0), renvoyant les deux équipes en prolongations.
⏱️ Le coup de grâce sénégalais
Les prolongations ont débuté sur le même rythme effréné. Et c’est sur une perte de balle en milieu de terrain que le Maroc a été puni. Pape Gueye, parfaitement servi à la suite d’un contre rapide, a trouvé l’ouverture à la 94e minute, trompant un Bounou pourtant héroïque jusque-là.
Le Maroc, déstabilisé par ce but encaissé contre le cours du jeu, a tenté de réagir. Ilias Akhomach a remplacé Brahim Diaz, et les Lions de l’Atlas ont multiplié les offensives. Les occasions ont été là, mais la défense sénégalaise, solide et disciplinée, ainsi qu’un gardien impérial, ont résisté jusqu’au bout. Sans un immense Bounou, l’addition aurait même pu être plus lourde.
🇲🇦 Une défaite cruelle, mais une génération toujours ambitieuse
Au terme de débats intenses, le coup de sifflet final a scellé la victoire des Lions de la Teranga et laissé les Lions de l’Atlas abattus, mais dignes. Cette défaite en finale de la CAN 2025 restera comme l’une des plus douloureuses de l’histoire du football marocain, tant l’espoir était grand et le scénario cruel.
Pour autant, cette génération a prouvé qu’elle avait les armes pour rivaliser avec les meilleurs. Si le trophée n’est pas venu, le Maroc reste une place forte du football africain, avec une ambition intacte et un rendez-vous avec l’histoire simplement différé.
