Le quotidien sportif espagnol Marca s’intéresse au stade Hassan 2
À l’ombre de la CAN 2025, un autre match se joue loin des pelouses. Celui de l’influence, des infrastructures et du prestige mondial. À Benslimane, le futur Grand Stade Hassan II cristallise toutes les attentions, y compris celles de la presse espagnole, venue jauger sur le terrain l’ambition marocaine d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030.
🏟️🌍 Grand Stade Hassan II : Benslimane au cœur de la bataille pour la finale du Mondial 2030
🇲🇦⚽ Quand la CAN 2025 révèle les ambitions mondiales du Maroc
Profitant de la Coupe d’Afrique des nations 2025, le quotidien sportif espagnol MARCA, référence incontournable de la presse sportive ibérique, a dépêché l’un de ses journalistes au Maroc. Direction Benslimane, à une cinquantaine de kilomètres de Casablanca, pour prendre la mesure de l’état d’avancement du chantier du Grand Stade Hassan II, infrastructure phare sur laquelle le Royaume fonde une grande partie de sa candidature pour accueillir la finale de la Coupe du monde 2030.
Ce déplacement n’a rien d’anodin. Il illustre l’intérêt croissant, mais aussi l’inquiétude latente, suscitée en Espagne par l’ascension du Maroc dans la hiérarchie des nations capables d’organiser les plus grands événements sportifs planétaires.
🏗️🔎 Un chantier colossal encore discret, mais déjà stratégique
Dans son reportage, MARCA adopte un ton à la fois factuel et intrigué. Le journaliste souligne que, pour l’instant, le futur plus grand stade moderne jamais construit reste difficilement perceptible à l’œil nu. Implanté sur un site gigantesque de 140 hectares, le projet n’en est encore qu’à ses premières phases de travaux structurels, loin des silhouettes monumentales promises par les maquettes.
Mais la dimension du site impressionne déjà. Le reporter espagnol évoque la nécessité de parcourir les abords du chantier « pendant plusieurs minutes en voiture » pour en faire le tour complet, un détail révélateur de l’ampleur exceptionnelle du projet. À terme, le stade Hassan II devrait offrir une capacité de 115.000 spectateurs, un chiffre qui le placerait au sommet des enceintes sportives mondiales.
🏆📊 Une longueur d’avance marocaine dans l’évaluation de la FIFA
Au-delà de l’état visible du chantier, MARCA rappelle un élément clé du dossier : lors des inspections techniques de la FIFA, le stade Hassan II a obtenu la meilleure évaluation parmi l’ensemble des sites candidats, avec une note de 4,3 sur 5, devançant ainsi les propositions espagnoles et portugaises.
Cette performance technique pèse lourd dans un processus où les critères de sécurité, de logistique, d’accessibilité et de capacité d’accueil sont devenus déterminants. Pour Rabat, cette notation constitue un argument central, renforçant la crédibilité d’une candidature marocaine assumée et structurée.
🇪🇸⚔️ Benslimane face au Santiago Bernabéu : un duel symbolique
Dans son analyse, le journaliste de MARCA ne cache pas la dimension hautement symbolique de cette rivalité. Le Grand Stade Hassan II est clairement présenté comme le principal concurrent du Santiago Bernabéu, stade mythique de Madrid et favori naturel des autorités espagnoles pour accueillir la finale du Mondial 2030.
Non sans une pointe d’ironie, le reportage mentionne même une simulation visible sur le site marocain, représentant une hypothétique finale Maroc–Argentine. Une projection qui n’a manifestement pas laissé le journaliste indifférent, puisqu’il conclut avec humour : « Espérons que non, espérons qu’elle se déroule en Espagne. »
Derrière la formule, transparaît une réalité plus tendue : l’Espagne n’avance plus avec la même certitude qu’il y a quelques mois.
🏛️⚠️ Doutes politiques à Madrid, confiance affichée à Rabat
Ces réserves médiatiques font écho aux incertitudes institutionnelles récemment exprimées à Madrid. La première adjointe au maire, Inma Sanz, a reconnu publiquement que la capitale espagnole ne disposait pas encore de toutes les garanties nécessaires pour accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. Elle a évoqué des tensions persistantes entre la municipalité et le gouvernement central, admettant que la ville ne pouvait, à ce stade, offrir « l’assurance » que la finale se jouerait au Bernabéu.
Un contraste frappant avec la position affichée quelques mois plus tôt par le même MARCA, qui affirmait en juillet dernier que « l’accord est absolu » en faveur du stade du Real Madrid. Le quotidien avançait même que la FIFA n’avait jamais caché sa préférence pour le Bernabéu, lequel deviendrait alors le troisième stade de l’histoire à accueillir deux finales de Coupe du monde, après l’Azteca de Mexico et le Maracanã de Rio.
🌍🔥 Un Mondial 2030 encore ouvert, un Maroc plus que jamais ambitieux
Entre prudence politique espagnole, confiance médiatique fluctuante et ambitions marocaines pleinement assumées, l’attribution de la finale de la Coupe du monde 2030 demeure loin d’être tranchée. Mais une certitude s’impose : avec le Grand Stade Hassan II de Benslimane, le Maroc ne se contente plus d’un rôle d’hôte secondaire.
Le Royaume affiche clairement sa volonté de devenir un acteur central de ce Mondial historique co-organisé avec l’Espagne et le Portugal. Au-delà d’une simple enceinte sportive, le projet de Benslimane incarne une vision stratégique où infrastructures, diplomatie sportive et rayonnement international avancent de concert. Et dans cette partie qui se joue autant sur les terrains que dans les coulisses, le Maroc a déjà marqué des points décisifs.
