jeudi, février 29, 2024
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Trafic de nouveau-nés : 36 personnes devant la justice

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TRAFIC DE NOUVEAU-NÉS : 36 PERSONNES DEVANT LA JUSTICE

Fès : début du procès de trente-six personnes impliquées dans une affaire de trafic de nouveau-nés

Le procès relatif à l’affaire de trafic de nouveau-nés, enlevés dans les établissements hospitaliers de Fès placés sous l’égide du ministère de la Santé, est sur le point de débuter. Cette audience est programmée pour le mardi 13 février 2024, dans l’une des salles de la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Fès. Pas moins de trente-six individus sont impliqués dans cette affaire, avec trente-quatre en détention préventive et deux sous liberté provisoire, faisant ainsi face à une série d’accusations graves.

Parmi les accusés attendus dans le box des prévenus, qui seront présents demain, figurent un médecin, dix-sept agents de sécurité, des personnes agissant en tant qu’intermédiaires, des infirmiers et des techniciens. Tous ces individus sont convoqués devant la Chambre criminelle spécifiquement chargée des crimes financiers, où ils devront répondre d’un ensemble d’infractions complexes et troublantes.

Les chefs d’accusation retenus contre eux incluent le « trafic de bébés », la « traite d’êtres humains », la « complicité d’avortement clandestin », le « détournement de matériel médical », le « vol de médicaments », l' »usurpation d’une profession réglementée », la « falsification de certificats médicaux », le « chantage », la « corruption », ainsi que l' »usage de faux ».

Le journal arabophone Al Akhbar rapporte que sur les trente-six individus impliqués, trente-quatre se trouvent actuellement en détention, tandis que deux ont été libérés sous caution. Le réseau opérait dans plusieurs institutions médicales publiques de Fès, dont le Centre hospitalier universitaire (CHU) Hassan II, le Centre hospitalier régional Al Ghassani et l’hôpital Ibn Al Khatib (surnommé « Cocard »).

Selon les informations recueillies par le quotidien Al Akhbar auprès de différentes sources, ce réseau était dirigé par une femme surnommée « Bentoto ». Il se livrait à la vente de bébés nés dans ces établissements hospitaliers publics, en collusion avec des mères célibataires, au profit de familles cherchant à les adopter, moyennant des sommes d’argent, contournant ainsi les lois en vigueur.

Par ailleurs, certains membres de ce groupe criminel sont accusés de faciliter des avortements clandestins, de faire du chantage pour obtenir des rendez-vous médicaux, ainsi que de délivrer de faux certificats médicaux.

En outre, les agents de sécurité impliqués dans ce scandale sont soupçonnés d’avoir manipulé le système de prise de rendez-vous médicaux en échange de pots-de-vin allant de 100 dirhams à 150 dirhams, en plus d’autres pratiques illégales.

Ce mardi, donc, le procès de tous les accusés débutera dans une salle de la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Fès, spécialisée dans les crimes financiers.