mardi, juillet 23, 2024
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Maroc : le FMI prévoit une croissance de 3,6% en 2024

MAROC : LE FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL PRÉVOIT UNE CROISSANCE DE 3,6% EN 2024

La croissance de l’économie marocaine devrait passer de 1,3% en 2022 à 2,4% en 2023, avant de se fixer à 3,6% en 2024, selon le Fonds monétaire international.

Le taux d’inflation devrait, quant à lui, reculer de 6,6% en 2022 à 6,3% en 2023 puis à 3,5% en 2024, souligne le Fonds monétaire international dans ses Perspectives de l’économie mondiale, publiées mardi à l’occasion de la tenue à Marrakech des assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Par ailleurs, le solde du compte devrait passer de -3,5% en 2022 à -3,1% en 2023 puis à -3,2% en 2024, selon l’institution financière.

Le taux de chômage, lui, devrait passer de 11,8% en 2022 à 12% en 2023 avant de baisser à 11,7% en 2024, affirme la même source.

La croissance dans la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA) devrait ralentir de 5,6% en 2022 à 2% en 2023 avant de rebondir à 3,4% en 2024, ajoute le Fonds monétaire international. Quant à la croissance mondiale, elle devrait ralentir de 3,5% en 2022 à 3% en 2023 et 2,9% en 2024.

À noter que le Fonds monétaire international est une institution internationale regroupant 190 pays, dont le but est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté ». Le FMI a ainsi pour fonction d’assurer la stabilité du système monétaire international (SMI) et la gestion des crises monétaires et financières. Pour cela, il fournit des crédits aux pays qui connaissent des difficultés financières mettant en péril l’organisation gouvernementale du pays, la stabilité de son système financier (banques, marchés financiers) ou les flux d’échanges de commerce international avec les autres pays. Lors d’une crise financière, pour éviter qu’un pays ne fasse « défaut » (c’est-à-dire que ce pays ne puisse plus rembourser ses créanciers, voire ne plus payer ses dépenses courantes), le FMI lui prête de l’argent le temps que la confiance des agents économiques revienne. Le FMI conditionne l’obtention de prêts à la mise en place de certaines réformes économiques visant en principe à réguler la gestion des finances publiques (ingérence financière) et à établir une croissance économique équilibrée à long terme. L’institution a été créée le 27 décembre 1945 et devait à l’origine garantir la stabilité du système monétaire international, dont l’écroulement après le krach de 1929 avait eu des effets catastrophiques sur l’économie mondiale. Après 1976 et la disparition d’un système de change fixe, le FMI perd l’essentiel de sa raison d’être et hérite d’un nouveau rôle face aux problèmes d’endettement des pays en développement et à certaines crises financières.