mercredi, janvier 21, 2026
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il faut retirer le trophée au Sénégal et le disqualifier du Mondial

🚨 Finale CAN Maroc–Sénégal : quand le football africain franchit la ligne rouge

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal restera comme l’un des épisodes les plus troublants de l’histoire récente du football africain. Ce qui s’est produit ne relève plus de la simple controverse sportive ni d’une polémique d’après-match, mais d’une véritable alerte institutionnelle pour la CAF et la FIFA. Retrait collectif d’une équipe, interruption prolongée de la rencontre, envahissement de la pelouse, violences, dégradations et blessés : l’image donnée du football africain a été profondément atteinte. À ce niveau de gravité, une simple amende ou quelques suspensions individuelles ne peuvent suffire. Ce qui est en jeu, c’est l’autorité des règles du jeu et la crédibilité même des compétitions internationales.

🏟️ Une finale qui devait célébrer l’Afrique, devenue scène de chaos

La finale Maroc–Sénégal de la CAN devait être une vitrine pour le football africain. Elle se disputait dans un Maroc salué pour son organisation exemplaire et pour les standards internationaux qu’il a su imposer à l’événement. Elle devait incarner l’excellence sportive, l’unité continentale et la grandeur du jeu. En quelques minutes, ce sommet s’est transformé en un spectacle de désolation inédit. Le retrait des joueurs sénégalais à l’initiative de leur sélectionneur, Pape Thiaw, l’interruption du match pendant plus de seize minutes, la tension extrême dans les tribunes et l’envahissement de la pelouse ont fait basculer cette finale dans une séquence de chaos rarement observée à ce niveau de compétition.

Sous les yeux mêmes de Gianni Infantino, président de la FIFA, et de Patrice Motsepe, président de la CAF, le football africain a offert une image qui contredit tous les efforts de professionnalisation engagés ces dernières années. Walid Regragui a résumé la situation avec une lucidité crue au coup de sifflet final en affirmant que l’image donnée de l’Afrique était honteuse. Cette honte n’est pas abstraite. Elle a un responsable clair : l’équipe du Sénégal et son encadrement technique, qui ont fait le choix de la rupture avec les règles fondamentales du jeu.

⚖️ Le refus de l’autorité arbitrale, une violation grave des règles du football

Le point de départ de la crise est une contestation arbitrale. Le sélectionneur sénégalais a justifié le retrait de son équipe par l’annulation d’un but et par l’attribution d’un penalty au Maroc après recours à la VAR dans le temps additionnel. Or, l’analyse des images montre que la décision arbitrale était conforme aux lois du jeu. La faute sur Achraf Hakimi précède clairement l’action ayant mené au but, et le penalty accordé au Maroc est juridiquement valable. Mais au-delà de la justesse ou non d’une décision arbitrale, la question essentielle est ailleurs. Dans le football, l’autorité de l’arbitre est absolue. Elle ne se négocie pas. Elle s’applique. La contester par un retrait collectif revient à nier le socle même sur lequel repose toute compétition sportive.

En appelant ses joueurs à quitter la pelouse, Pape Thiaw a transformé un désaccord technique en acte de rupture avec les règles universelles du football. Il a envoyé un message extrêmement dangereux : celui selon lequel une équipe peut suspendre un match si une décision ne lui convient pas. Ce précédent met en péril l’équilibre de toutes les compétitions africaines et internationales.

🔥 Quand le chaos de la pelouse contamine les tribunes

Le retrait de l’équipe du Sénégal n’a pas seulement perturbé le déroulement du match. Il a déclenché un effet domino. Lorsque les acteurs principaux donnent le signal que les règles ne s’imposent plus, la foule s’autorise tout. Des supporters sénégalais ont tenté d’envahir la pelouse, se sont attaqués aux stadiers, ont utilisé des chaises comme projectiles, provoquant des blessés et des dégâts matériels importants. Le stade, symbole de la fête du football, est devenu une zone de confrontation.

Pendant que les stadiers tentaient de contenir la violence, Brahim Diaz se préparait à tirer un penalty dans un climat d’extrême tension. Comment exiger d’un joueur qu’il conserve sa lucidité dans un tel contexte ? Ce moment résume à lui seul l’absurdité de la situation. Le football ne peut pas exister dans un environnement où la peur, la confusion et la violence dictent le tempo du jeu.

🌍 La réaction de la FIFA et de la CAF, entre condamnation et insuffisance

Gianni Infantino a utilisé des mots d’une rare fermeté. Il a parlé de scènes inacceptables, de retrait intolérable, de violence condamnable et a rappelé l’obligation de respecter les décisions des officiels. Surtout, il a indiqué attendre des instances disciplinaires compétentes des mesures appropriées. La CAF a, de son côté, annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire et l’analyse des images.

Mais il existe une différence fondamentale entre condamner et corriger. Entre dénoncer et dissuader. Une sanction symbolique serait non seulement insuffisante, mais dangereuse. Elle installerait l’idée qu’il est possible de quitter la pelouse, de provoquer le désordre, de négocier sous pression et de revenir au jeu sans conséquences majeures. Ce serait institutionnaliser la rébellion comme stratégie sportive.

📜 Les textes sont clairs : le Sénégal a enfreint les lois du jeu

Les règlements de la CAF et les Lois du jeu sont explicites. L’article 82 stipule que toute équipe qui refuse de jouer ou qui quitte la pelouse avant la fin réglementaire est considérée comme perdante et éliminée. L’article 84 prévoit des sanctions encore plus lourdes, allant de la défaite sur tapis vert à l’exclusion définitive de la compétition, avec d’autres mesures disciplinaires possibles.

La situation vécue lors de la finale de la CAN correspond exactement à ce cas de figure. Le Sénégal a refusé temporairement de jouer, interrompant volontairement la rencontre. Juridiquement, il ne s’agit pas d’un simple incident, mais d’une faute majeure portant atteinte à l’intégrité de la compétition.

🏆 Retirer le trophée : une sanction nécessaire pour sauver l’autorité du football

Pour préserver l’autorité des règles, la CAF doit aller au bout de la logique disciplinaire. Retirer le trophée au Sénégal, annuler la prime du vainqueur, effacer les points FIFA issus de ce match et reconnaître la défaite réglementaire ne seraient pas des actes de vengeance, mais des mesures de sauvegarde du football. On ne peut pas couronner une équipe qui a suspendu le jeu, provoqué le désordre et mis en danger la sécurité des personnes.

La FIFA doit accompagner cette décision afin de garantir l’uniformité des principes à l’échelle mondiale. Une compétition internationale ne peut tolérer qu’un match soit pris en otage par un désaccord arbitral.

🌐 La disqualification du Mondial, un signal fort pour l’avenir

La sanction ultime serait la disqualification du Sénégal des prochaines échéances internationales, y compris la Coupe du monde. Elle peut sembler radicale, mais elle est proportionnée à la gravité des faits. Le message serait clair pour toutes les sélections : on ne négocie pas avec les règles du football, on ne fait pas pression par la violence, on ne quitte pas le terrain pour infléchir une décision.

L’exemplarité de la sanction est ici une obligation morale et sportive. Sans elle, une autre équipe pourrait demain reproduire le même scénario, convaincue que la rébellion est une option tactique comme une autre.

⚠️ Une alerte pour tout le football africain

Ce qui s’est produit lors de la finale Maroc–Sénégal ne doit plus jamais se reproduire, ni au Maroc, ni ailleurs en Afrique, ni dans aucune compétition internationale. Ce n’est pas un débat émotionnel, mais un enjeu de gouvernance sportive. Le football repose sur l’acceptation des règles, même lorsqu’elles sont douloureuses. Sans cette acceptation, il cesse d’être un sport pour devenir un rapport de force.

Ce que la CAF et la FIFA décideront dans ce dossier ne jugera pas seulement un match. Elles jugeront la capacité du football africain à protéger son intégrité, son autorité et son avenir.