CAN 2025 : la conférence de Walid Regragui avant Maroc-Sénégal
À la veille d’un rendez-vous que tout un pays attend avec ferveur, l’atmosphère était électrique mais maîtrisée à Rabat. Devant une salle comble au Complexe Moulay Abdellah, Walid Regragui, sélectionneur des Lions de l’Atlas, s’est présenté face à la presse avec la sérénité de ceux qui savent que l’histoire se joue parfois en 90 minutes. La finale de la CAN 2025, face au Sénégal, représente bien plus qu’un simple match : elle incarne un rêve national, un aboutissement sportif et un test mental ultime pour une génération entière.
🏟️ Une finale à domicile, entre privilège et pression
Dès ses premiers mots, Walid Regragui a exprimé une émotion sincère. Disputer une finale continentale à domicile est, selon lui, le rêve ultime pour tout sélectionneur. Mais ce privilège s’accompagne d’un poids immense. Le Maroc porte la pression du public, des attentes populaires et d’un contexte historique unique. Face à lui, le Sénégal arrive avec l’expérience d’une équipe rompue aux grands rendez-vous, forte de trois finales disputées lors des quatre dernières éditions.
Le sélectionneur marocain a tenu à saluer la qualité de l’adversaire, son staff et sa régularité au plus haut niveau. Pour autant, l’objectif des Lions de l’Atlas est limpide : entrer dans l’histoire, offrir un sacre continental à leurs supporters et confirmer le statut acquis ces dernières années sur la scène africaine et mondiale.
🌍 Une affiche majeure pour le football africain
Au-delà de l’enjeu strictement sportif, Regragui a insisté sur la portée symbolique de cette affiche. Maroc–Sénégal, c’est selon lui une finale qui honore la CAF, le football africain et l’image du continent à l’international. Deux sélections structurées, ambitieuses et compétitives, capables de produire un football moderne et intense.
Cette finale est aussi le reflet d’une Afrique qui progresse, qui s’organise et qui assume désormais des standards élevés, tant sur le plan du jeu que de l’organisation.
🧠 Gérer les émotions, clé du rendez-vous
Depuis le début du tournoi, la gestion émotionnelle est au cœur du discours de Walid Regragui. Il l’a rappelé avec lucidité : le Maroc est l’équipe qui a le plus à perdre, car elle joue à domicile. Les premières minutes délicates face à la Tanzanie en phase de groupes ont servi de leçon. Une entame mal maîtrisée peut coûter cher, mais l’équipe a su se libérer ensuite.
Pour cette finale, le message est clair : jouer avec plaisir, sans peur, tout en gardant l’exigence maximale. Une finale ne se joue pas, elle se gagne, mais jamais au détriment de l’équilibre mental.
🦁 Sénégal solide, Maroc confiant
Regragui n’a jamais sous-estimé l’adversaire. Le Sénégal, public ou pas, répondra présent. Les Lions de la Téranga possèdent une puissance athlétique, une discipline collective et une capacité à répéter les efforts qui en font l’une des meilleures équipes du continent. Le sélectionneur marocain a mis en garde contre tout excès de confiance, des deux côtés.
Pour lui, cette finale sera un combat équilibré, où chaque équipe arrivera avec ses certitudes et ses doutes. La différence se fera sur les détails, la lucidité et la capacité à gérer les temps faibles.
🔄 Profondeur d’effectif et fraîcheur physique
Interrogé sur l’avantage physique lié au parcours, Walid Regragui a relativisé. Certes, le Maroc dispose d’une demi-heure supplémentaire dans les jambes, mais l’essentiel réside dans la profondeur de l’effectif. Le sélectionneur se dit rassuré par l’engagement total de ses joueurs : aucun ne lâchera dans un match de cette importance.
Le banc jouera un rôle clé. Ceux qui entreront devront apporter une énergie nouvelle, une intensité immédiate et l’envie de marquer l’histoire. Dans ce type de rendez-vous, chaque minute compte.
🔁 Construire au-delà d’un titre
Dans un discours plus global, Regragui a tenu à relativiser l’enjeu. Cette finale est l’objectif d’un pays, mais elle reste du football. Le sélectionneur œuvre à changer les mentalités, à installer le Maroc dans une logique de continuité. Gagner aujourd’hui est important, mais l’essentiel est de revenir dans deux ans, puis dans quatre, avec la même ambition et la même régularité.
Pour lui, le vrai succès réside dans la constance au sommet, pas uniquement dans un trophée, aussi prestigieux soit-il.
🔊 Le facteur public, une arme assumée
Walid Regragui n’a pas caché l’importance du public marocain. Les supporters sont prêts à pousser leur équipe à des niveaux sonores impressionnants. Il souhaite que le Sénégal ressente immédiatement qu’il est chez l’adversaire, dans un stade bouillant, loin de certains contextes déjà maîtrisés par les Lions de la Téranga.
Venir gagner au Maroc est, selon lui, l’une des missions les plus complexes du football africain. Des nations comme le Cameroun ou le Nigeria l’ont déjà expérimenté. Ce ne sera ni un Parc des Princes ni un Vélodrome : ce sera Rabat, avec tout ce que cela implique émotionnellement.
🏃♂️ Maîtriser la force sénégalaise
Sur le plan tactique, le sélectionneur marocain a identifié l’un des grands atouts adverses : les courses incessantes et l’intensité physique des Sénégalais. Les contrer, les empêcher de s’installer dans le rythme, sera l’un des défis majeurs de la rencontre.
🤝 Maroc–Sénégal, une rivalité saine et fraternelle
Malgré l’enjeu, Regragui a tenu à rappeler la nature des relations entre les deux pays. Rien ne pourra rompre les liens profonds entre Marocains et Sénégalais. La rivalité sportive existe, parfois les tensions aussi, mais elles restent celles du terrain. Le respect et la fraternité demeurent indélébiles.
✨ Brahim Díaz, le facteur X
Enfin, le sélectionneur a évoqué Brahim Díaz, présenté comme l’un des atouts offensifs majeurs de cette finale. Plus que son talent, c’est sa mentalité qui impressionne le staff. Attendu comme un facteur X, Brahim incarne le style offensif recherché par Regragui. Son retour avec du temps de jeu et de la confiance acquise au plus haut niveau européen est un signal fort.
À quelques heures du coup d’envoi, Walid Regragui affiche une détermination lucide, mêlée à une foi profonde dans son groupe et son public. La finale Maroc–Sénégal s’annonce comme un sommet du football africain, où se joueront autant des destins sportifs que des émotions collectives.
