mercredi, février 11, 2026
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Le Maroc élu au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine

Addis-Abeba : le Maroc a été élu, dès le premier tour, pour un mandat de deux ans au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine

Maroc élu au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine : un retour stratégique au cœur des décisions continentales

Élu dès le premier tour à Addis-Abeba pour un mandat de deux ans au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine, le Maroc confirme son positionnement central dans l’architecture institutionnelle du continent. Avec plus des deux tiers des voix, soit 34 suffrages, le Royaume consolide son ancrage diplomatique au sein de l’UA et renforce son rôle dans la prévention, la gestion et le règlement des conflits en Afrique. Cette réélection, intervenue lors de la 48ème session ordinaire du Conseil exécutif, s’inscrit dans une trajectoire diplomatique amorcée depuis le retour du Maroc à l’Union africaine en 2017.

🌍 Une élection décisive au cœur des équilibres africains
L’élection du Maroc au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine constitue un signal politique fort dans un contexte continental marqué par des défis sécuritaires persistants et des recompositions géopolitiques. Obtenir 34 voix dès le premier tour traduit un soutien significatif des États membres et une reconnaissance du rôle que Rabat entend jouer dans les mécanismes africains de gouvernance sécuritaire.

Cette élection s’est tenue à Addis-Abeba dans le cadre de la 48ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, une instance clé préparant les grandes orientations stratégiques discutées ensuite au sommet des chefs d’État et de gouvernement. Le scrutin a permis au Maroc d’assurer un mandat de deux ans au sein de l’organe décisionnel permanent chargé de la paix et de la sécurité sur le continent.

🕊️ Le Conseil de Paix et de Sécurité, pilier institutionnel de l’UA
Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine est l’organe décisionnel permanent compétent en matière de prévention, de gestion et de règlement des conflits en Afrique. À ce titre, il occupe une place centrale dans l’architecture institutionnelle de l’UA. Son rôle couvre l’alerte précoce, la médiation, l’autorisation d’opérations de soutien à la paix et le suivi des situations de crise.

Intégrer cette instance signifie participer directement aux arbitrages stratégiques relatifs aux tensions régionales, aux transitions politiques sensibles et aux processus de stabilisation. La présence marocaine au sein de cet organe place le Royaume au cœur des dynamiques de sécurité collective africaines et lui confère une capacité d’influence dans les débats relatifs à la stabilité du continent.

🔁 Un troisième passage depuis le retour du Maroc à l’UA
Depuis son retour à l’Union africaine en 2017, le Maroc a déjà siégé à deux reprises au sein du Conseil de Paix et de Sécurité. Un premier mandat de deux ans entre 2018 et 2020 a marqué le réengagement institutionnel du Royaume dans les mécanismes de décision africains. Un second mandat de trois ans, couvrant la période 2022-2025, a prolongé cette dynamique.

Durant ces précédentes participations, le Maroc a contribué, selon les éléments communiqués, à l’amélioration des méthodes de travail et à l’instauration de bonnes pratiques au sein du Conseil. Cette implication s’est inscrite dans une démarche qualifiée de responsable et inclusive, en concertation avec les autres États membres. La nouvelle élection pour un mandat de deux ans confirme la continuité de cet engagement et la volonté de Rabat de peser durablement sur les orientations sécuritaires africaines.

🤝 Une diplomatie active portée par Nasser Bourita
La participation du Maroc à la 48ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine est assurée par une délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita. La présence du chef de la diplomatie marocaine à Addis-Abeba illustre l’importance stratégique accordée à cette séquence institutionnelle.

Cette session du Conseil exécutif se tient en prélude au 39ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février. Les décisions et orientations prises à ce niveau préparatoire structurent les débats au plus haut niveau politique. Dans ce contexte, la réélection du Maroc au sein du Conseil de Paix et de Sécurité intervient à un moment charnière, à la veille de discussions continentales majeures.

📊 Un positionnement renforcé dans la gouvernance sécuritaire africaine
La réélection du Maroc au Conseil de Paix et de Sécurité doit être analysée à l’aune de la stratégie africaine plus large du Royaume depuis 2017. Son retour au sein de l’UA a marqué une réintégration pleine et entière dans les instances de décision continentales. En cumulant plusieurs mandats au sein de l’organe sécuritaire central, Rabat consolide sa crédibilité institutionnelle et sa capacité à s’inscrire dans la durée.

Le fait d’avoir obtenu plus des deux tiers des voix dès le premier tour témoigne d’un capital diplomatique significatif. Dans un système où l’équilibre régional et la rotation des sièges sont des paramètres déterminants, une telle majorité traduit un consensus substantiel autour de la candidature marocaine.

🧭 Enjeux et perspectives pour le nouveau mandat
Ce nouveau mandat de deux ans place le Maroc face à des responsabilités accrues dans un contexte où la paix et la sécurité demeurent des priorités absolues pour l’Union africaine. En tant qu’organe décisionnel permanent, le Conseil de Paix et de Sécurité constitue un espace stratégique où se définissent les réponses institutionnelles aux crises et aux tensions régionales.

La continuité de la participation marocaine, après deux précédents mandats, offre au Royaume une expérience institutionnelle et une connaissance approfondie des procédures internes. Cette accumulation d’expertise pourrait renforcer son rôle dans la consolidation des mécanismes de travail et dans la promotion d’approches concertées au sein du Conseil.

À la veille du 39ème sommet des chefs d’État et de gouvernement, l’élection du Maroc au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine s’inscrit ainsi dans une dynamique diplomatique cohérente. Elle traduit à la fois une reconnaissance politique et une responsabilité renouvelée dans la construction d’une architecture africaine de paix plus efficace. Les deux prochaines années permettront de mesurer l’impact concret de cette présence renforcée sur les équilibres et les orientations stratégiques du continent.