mardi, janvier 13, 2026
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CAN 2025 : la conférence de Walid Regragui avant Maroc-Nigeria

CAN MAROC 2025 : À la veille d’un rendez-vous capital pour le football marocain, Walid Regragui s’est présenté devant la presse avec un discours mêlant lucidité, ambition assumée et fierté collective. Dans la salle couverte du complexe Moulay Abdellah de Rabat, le sélectionneur national a posé le décor d’une demi-finale de CAN 2025 qui dépasse le simple cadre sportif, face à un Nigeria rompu aux joutes continentales.

🦁🇲🇦 Un moment historique pour les Lions de l’Atlas

Dès ses premiers mots, Walid Regragui a tenu à replacer cette demi-finale dans son contexte historique. Le Maroc, a-t-il rappelé, n’a que rarement goûté à ce stade avancé de la Coupe d’Afrique des Nations, ce qui confère à cette rencontre une dimension particulière. Face à eux, les Super Eagles abordent leur 17e demi-finale continentale, symbole d’une régularité et d’une culture de la gagne qui forcent le respect.

Pour le sélectionneur marocain, cette opposition est aussi une bonne nouvelle pour le football africain dans son ensemble. Deux nations majeures du continent, deux projets solides et une affiche capable de porter haut l’image de la CAN 2025 organisée au Maroc. L’enjeu est immense, mais l’excitation est à la hauteur de l’événement.

🔥🏆 Une victoire comme seule obsession

Si la fierté d’être dans le dernier carré est bien réelle, Regragui ne s’en contente pas. Son message est clair : seule la victoire compte. Le technicien a insisté sur l’importance capitale de ce match, qu’il classe parmi les plus marquants de l’histoire récente de la sélection, juste derrière la demi-finale historique du Mondial 2022 au Qatar.

La différence, selon lui, est fondamentale. À Doha, le Maroc avait surpris le monde. À Rabat, il estime que les Lions de l’Atlas sont à leur place, portés par un effectif mûr, expérimenté et conscient de ses responsabilités. Cette demi-finale n’est pas un exploit inattendu, mais une étape logique dans la progression du football marocain.

⚕️⚽ Effectif, blessures et montée en puissance maîtrisée

Interrogé sur l’état de son groupe, Walid Regragui a confirmé l’absence d’Azzedine Ounahi, seul véritable forfait pour cette rencontre. Pour le reste, l’ensemble de l’effectif est opérationnel et apte à répondre présent dans un match qui exigera intensité, rigueur et engagement total.

Le sélectionneur a tenu à expliquer la gestion progressive de son groupe depuis le début du tournoi. Les blessures, la nécessité de remettre certains cadres en condition et les choix prudents ont parfois donné l’impression d’une montée en puissance tardive. Une lecture qu’il nuance, évoquant des risques contrôlés et une stratégie pensée sur la durée. La prestation convaincante face au Cameroun a, selon lui, rassuré les supporters et confirmé que le Maroc est désormais prêt, aussi bien physiquement que mentalement.

⚔️🦅 Un Nigeria redoutable et un test grandeur nature

Mais l’obstacle nigérian représente un tout autre défi. Regragui souligne la capacité des Super Eagles à se relever après leur élimination pour jouer la Coupe du monde, preuve de leur solidité mentale. Il met en garde contre toute approximation, rappelant que le Maroc ne pourra se permettre ni les errements de la première période face à la Tanzanie, ni les moments de relâchement observés en fin de match contre le Cameroun.

Cette demi-finale sera un test grandeur nature, autant pour les Lions de l’Atlas que pour leurs adversaires, que le sélectionneur estime ne pas avoir encore affronté un rival de ce calibre depuis le début du tournoi. Le duel promet donc d’être intense, équilibré et révélateur.

⚖️🌍 Arbitrage et défense du football africain

Abordant les polémiques liées à l’arbitrage, Walid Regragui a adopté un ton ferme mais mesuré. Pour lui, ces débats nuisent à l’image du football africain, un continent qu’il défend avec conviction. Il reconnaît les erreurs et les injustices subies par son équipe depuis le début de la compétition, évoquant plusieurs situations litigieuses (Bilal El Khannouss poussé contre le Mali, les deux poings du gardien dans la tête d’Ismaël Saibari, la faute sur la cheville d’Abde Ezzalzouli, etc.), mais refuse d’en faire un prétexte.

Son credo reste inchangé : les matchs se gagnent sur le terrain. Il appelle les journalistes à jouer leur rôle avec responsabilité et insiste sur la nécessité de valoriser le jeu, la progression et le spectacle, plutôt que d’alimenter des polémiques stériles.

🌍⭐ Une CAN relevée et une ambition assumée

Walid Regragui n’a pas caché son ambition ultime : remporter la CAN 2025. Il considère cette édition comme l’une des plus relevées de l’histoire, portée par la qualité des effectifs et l’intensité des confrontations. Pour lui, le Maroc dispose aujourd’hui de l’une des meilleures générations de joueurs africains de ces dernières années.

Au-delà du résultat, cette CAN représente, selon le sélectionneur, une formidable vitrine pour le football africain. Une occasion unique de démontrer que le continent est capable d’offrir un spectacle de très haut niveau, à la hauteur des plus grandes compétitions internationales.

🇲🇦 🏟️ Le public, catalyseur d’un rêve assumé

Walid Regragui n’a pas manqué de souligner le rôle déterminant du public marocain, attendu en force au stade Moulay Abdellah. Pour le sélectionneur national, évoluer à domicile change radicalement la donne. L’ambiance, la ferveur et la communion avec les tribunes constituent, selon lui, un avantage compétitif majeur, capable de faire basculer un grand rendez-vous. À Rabat, rappelle-t-il, l’adversaire ne joue jamais seulement contre onze joueurs, mais face à tout un peuple.

Le message est clair : les supporters doivent imposer une atmosphère telle qu’elle rende la tâche du Nigeria extrêmement complexe. Dans un stade plein, porté par des chants continus et une pression constante, les Lions de l’Atlas comptent s’appuyer sur cette énergie collective pour faire la différence dans les moments clés.

Pour autant, malgré le parcours déjà impressionnant et les statistiques flatteuses, Walid Regragui refuse toute forme de célébration prématurée. À ses yeux, ni les demi-finales atteintes, ni les records battus n’ont de valeur durable sans une consécration finale. Seul le trophée compte, seul le titre laisse une trace dans l’histoire du football. Son cap reste inchangé et assumé : offrir au Maroc une Coupe d’Afrique des nations tant attendue.

Après plus de deux décennies sans finale continentale, la sélection nationale se retrouve désormais à deux rencontres d’un accomplissement majeur. Le rendez-vous face au Nigeria dépasse largement l’enjeu d’une simple qualification. Il s’agit d’un moment charnière, susceptible de définir une génération entière et d’inscrire durablement cette équipe dans la mémoire collective. Ce soir-là, les Lions de l’Atlas ne joueront pas seulement un match ; ils tenteront d’écrire une page d’histoire.