jeudi, février 22, 2024
International

3 militaires américains tués en Jordanie: Joe Biden promet des représailles

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JOE BIDEN PROMET DES REPRÉSAILLES APRÈS UNE ATTAQUE QUI A TUÉ TROIS MILITAIRES AMÉRICAINS EN JORDANIE

Trois militaires américains ont été tués et 25 blessés dans une attaque au drone en Jordanie, contre laquelle le président américain Joe Biden a promis de répondre dimanche en pointant des groupes pro-Iran.

Nous allons répondre», a lancé le président américain en marge d’un déplacement en Caroline du Sud. C’est la première fois que des soldats américains sont tués au Moyen-Orient depuis le début, le 7 octobre 2023, de la guerre illégale menée par Israël dans la bande de Gaza, faisant de nouveau craindre une escalade des tensions sur fond de guerre larvée entre Israël et l’Iran.

«Aujourd’hui, l’Amérique a le coeur lourd. La nuit dernière, trois militaires américains ont été tués, et plusieurs blessés, dans une attaque de drone sur nos forces basées dans le nord-est de la Jordanie, près de la frontière syrienne», a déclaré précédemment le président américain dans un communiqué. Vingt-cinq soldats ont été blessés, a précisé l’armée.

«Nous savons que cela a été mené par des groupes de combattants radicaux soutenus par l’Iran opérant en Syrie et en Irak», a dit Joe Biden. «N’ayez aucun doute: nous allons faire rendre des comptes à tous les responsables, quand et comme nous le voulons», a-t-il ajouté.

«Nous allons prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre les États-Unis, nos troupes et nos intérêts», a poursuivi, dans un communiqué, le chef du Pentagone Lloyd Austin.

En cette année électorale aux États-Unis, les adversaires républicains de Joe Biden n’ont pas attendu pour critiquer son bilan diplomatique, Donald Trump dénonçant dimanche «la faiblesse, l’abandon» du démocrate sur ce dossier.

Le porte-parole du gouvernement jordanien, Muhannad Mubaidin, a de son côté condamné «l’attaque terroriste qui a visé une position avancée à la frontière avec la Syrie», frappant des troupes américaines «qui coopèrent avec la Jordanie pour faire face au terrorisme et sécuriser la frontière». Il a affirmé qu’aucun soldat jordanien n’a été blessé ou tué.

Sur son compte Telegram, la «Résistance islamique en Irak», nébuleuse de combattants issus de groupes armés pro-Iran, a de son côté revendiqué des «attaques menées dimanche à l’aube avec des drones» contre trois bases en territoire syrien, dont celles d’Al-Tanf et de Rukban, toutes proches du point où se rejoignent Irak, Syrie et Jordanie.

Sami Abou Zahri, un porte-parole du Hamas, a déclaré que la mort des trois soldats «est un message à l’administration américaine»: «la poursuite de l’agression américano-sioniste à Gaza fait risquer une explosion régionale».

Déflagration régionale

Ces décès militaires américains interviennent dans un contexte éruptif: à la guerre à Gaza se sont en effet ajoutées de multiples frappes et attaques entre, d’un côté, l’Iran et ses alliés régionaux, et de l’autre Israël, les États-Unis et leurs partenaires.

Depuis la mi-octobre, plus de 150 frappes de drones ou tirs de roquettes ont visé les soldats américains et ceux de la coalition, en Irak et en Syrie. Elles sont généralement revendiquées par la «Résistance islamique en Irak». Washington avait jusqu’ici répondu par des frappes ciblées en Irak mais ces représailles sont demeurées pour l’instant contenues.

Plus au sud, les Houthis, qui visent depuis plusieurs mois le trafic maritime international au large du Yémen, ont également été la cible de frappes américaines depuis début janvier.

Par ailleurs, Israël a intensifié ses frappes contre le régime syrien et les groupes pro-iraniens dans ce pays. Israël fait aussi face, à sa frontière nord, à des échanges réguliers de tirs avec le Hezbollah libanais, très proche de l’Iran.

La guerre illégale à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre, qui a entraîné la mort d’environ 1.140 personnes en Israël, majoritairement des civils, selon un décompte de l’agence de presse française AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens.

En riposte, Israël a lancé une vaste opération militaire à Gaza, qui a fait plus de 26.422 morts (des milliers de morts non comptabilisés pourrissent sous les décombres), en grande majorité des femmes, enfants et adolescents, et plus de 65.000 blessés.

À noter qu’Israël continue les implantations illégales de colonies en Cisjordanie occupée, avec des colons civils armés accompagnés de policiers armés et de soldats israéliens armés. La violence s’est en effet dramatiquement intensifiée dans ce territoire palestinien occupé depuis 1967. À la faveur de la guerre, les colons israéliens accélèrent en effet le dépeuplement de la Cisjordanie occupée. Des centaines de palestiniens sont chassés manu militari de leurs terres ancestrales pour les remplacer par des implantations israéliennes. On ne leur laisse emporter rien du tout et ils n’ont nulle part où aller. C’est une stratégie de déplacement forcé orchestrée par les colons depuis de nombreuses années et qui s’est nettement accélérée, depuis le 7 octobre 2023, en toute impunité et dans une totale illégalité au regard du droit international.

Les israéliens ont une image de plus en plus déplorable dans le monde. La Bande de Gaza est passée de camp de concentration à camp d’extermination

Israël est devenue (plus clairement) synonyme de nettoyage ethnique, génocide, crimes contre l’humanité, implantations de colonies illégales, apartheid, ségrégation raciale, expulsions forcées, déportations, déplacements de masse, dépossessions incessantes, humiliations, propagande, violences, déshumanisation, fragmentation géographique et politique des palestiniens, privation de plus plus de 5,5 millions de réfugiés palestiniens de leur droit au retour, expropriations de terrains, saisie massive de terres et de biens, destructions de logements palestiniens, destructions d’infrastructures (dont des écoles, des crèches, des hôpitaux, etc.) système cruel de contrôle de la population palestinienne, limitations/restrictions du droit de circulation/mouvement, des heures nécessaires pour parcourir une distance qui devrait prendre quelques minutes, graves violations des droits humains, régime institutionnalisé d’oppression, traitements discriminatoires, privation d’eau et de nourriture pour affamer les palestiniens, privation de médicaments pour empêcher la population palestinienne de se soigner (des amputations quotidiennes sans anesthésie), privation d’électricité/ de carburant (des bébés meurent dans des incubateurs/couveuses), les femmes enceintes doivent accoucher dehors, les hôpitaux sont dans l’incapacité d’accueillir des milliers de palestiniens nécessitant des soins d’urgence, ils doivent demander aux autorités israéliennes un permis de construire juste pour monter une tente (c’est systématiquement refusé), arrestations arbitraires, emprisonnements sans procès (dont des enfants violentés, fouillés au corps), plus de 2000 détentions administratives (des otages) sans inculpation ni procès, des détentions qui peuvent être reconduites indéfiniment, transferts forcés, actes de torture, homicides, traitements inhumains et dégradants, blessures graves, etc. Impossible d’être exhaustif…

Le but est de créer des conditions de vie inhumaines et insupportables pour forcer les palestiniens à partir, et pour favoriser l’extension des colonies juives.