dimanche, février 8, 2026
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2 secousses sismiques dans les provinces d’Al Hoceïma et d’Azilal

Secousses sismiques à Al Hoceïma et Azilal : l’Institut national de géophysique détaille une activité tellurique normale mais étroitement surveillée au Maroc.

🌍 Secousses telluriques au nord et au centre du Maroc

Au cœur de la nuit de vendredi à samedi, plusieurs régions du Royaume ont été le théâtre d’une activité sismique perceptible, ravivant l’attention sur la réalité géologique du Maroc. Une secousse d’une magnitude notable a été enregistrée dans la province d’Al Hoceïma, suivie quelques heures plus tard par un autre événement tellurique, plus faible, dans la province d’Azilal. Si aucun dégât ni victime n’ont été signalés, ces phénomènes rappellent la vigilance permanente des autorités scientifiques face à une activité sismique régulière mais surveillée de près.

🕒 Une secousse ressentie en pleine nuit à Al Hoceïma

L’Institut national de géophysique (ING) a annoncé avoir enregistré, dans la nuit de vendredi à samedi, une secousse sismique d’une magnitude de 3,8 sur l’échelle de Richter dans la province d’Al Hoceïma. Le tremblement de terre s’est produit à une heure où la majorité des habitants étaient au repos, ce qui a contribué à une perception plus marquée du phénomène dans plusieurs localités environnantes. Selon les données officielles, l’épicentre a été localisé au niveau de la commune d’Arbaa Taourirt, une zone rurale relevant administrativement de la province d’Al Hoceïma.

Plusieurs habitants ont rapporté avoir ressenti une vibration brève mais nette, parfois accompagnée d’un léger grondement, sans toutefois provoquer de panique généralisée. Les autorités locales n’ont signalé ni dégâts matériels ni blessés, confirmant le caractère modéré de la secousse malgré son intensité relativement perceptible.

🌄 Une activité sismique plus discrète à Azilal

Quelques heures plus tard, aux alentours de 6h00 du matin, une autre secousse tellurique a été détectée par les capteurs de l’ING, cette fois dans la province d’Azilal, au cœur du Moyen Atlas. D’une magnitude estimée à 2,8 sur l’échelle de Richter, ce second événement est resté largement imperceptible pour la population locale, en raison de sa faible intensité.

Les spécialistes soulignent que ce type de micro-séisme est fréquent dans les zones montagneuses du centre du Royaume et qu’il s’inscrit dans une dynamique géologique naturelle. L’absence de ressentis notables ou de conséquences visibles confirme le caractère mineur de cette secousse.

📊 Des répliques faibles mais surveillées

Outre ces deux événements principaux, l’Institut national de géophysique a également enregistré des dizaines de secousses secondaires de très faible intensité dans les heures qui ont suivi. Ces répliques, dont la magnitude est restée inférieure à deux degrés, n’ont pas été ressenties par les habitants et n’ont présenté aucun impact sur le plan sécuritaire ou infrastructurel.

Ces micro-séismes constituent un phénomène courant après une secousse plus marquée, traduisant un réajustement progressif des contraintes tectoniques au niveau des failles actives. Les experts de l’ING précisent que ce type de séquence ne constitue pas, en soi, un indicateur d’un événement majeur imminent.

🧭 Al Hoceïma, une région à forte sensibilité sismique

La province d’Al Hoceïma est historiquement reconnue comme l’une des régions les plus actives du Maroc en matière de sismicité. Située dans une zone de convergence entre les plaques tectoniques africaine et eurasienne, elle connaît régulièrement des mouvements telluriques de faible à modérée intensité. La secousse enregistrée cette nuit s’inscrit donc dans le cadre de l’activité sismique normale du nord du Maroc, même si son intensité est légèrement supérieure à celle des micro-séismes habituellement observés.

Les géologues rappellent que l’histoire sismique de la région, marquée notamment par des événements majeurs par le passé, explique la vigilance accrue des institutions scientifiques et des autorités publiques. Cette surveillance constante permet d’assurer une meilleure compréhension des phénomènes et d’anticiper, autant que possible, toute évolution inhabituelle.

🔬 Une surveillance scientifique permanente

Face à ces événements, l’Institut national de géophysique réaffirme la poursuite d’une surveillance sismologique continue sur l’ensemble du territoire national. Grâce à un réseau dense de stations de mesure, les équipes de l’ING analysent en temps réel les données enregistrées afin de détecter toute anomalie ou changement significatif dans le comportement des failles actives.

Les responsables scientifiques insistent sur le fait que l’enregistrement ponctuel de secousses ressenties, notamment dans des régions comme Al Hoceïma ou le Moyen Atlas, reste un phénomène attendu et maîtrisé du point de vue de l’observation scientifique. L’objectif demeure d’informer avec transparence, de rassurer la population et de maintenir un haut niveau de préparation face aux risques naturels.

🌱 Entre vigilance et pédagogie

Si ces secousses n’ont entraîné aucune conséquence grave, elles rappellent néanmoins l’importance de la culture du risque sismique et de la sensibilisation des citoyens aux bons réflexes à adopter en cas de tremblement de terre. Dans un pays à la géologie active comme le Maroc, la connaissance scientifique, la prévention et l’information demeurent des piliers essentiels pour renforcer la résilience des territoires et des populations face aux aléas naturels.