lundi, juillet 22, 2024
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L’adhésion de la «RASD», une « anomalie historique » que l’Union Africaine doit corriger

Union Africaine: l’adhésion de la «RASD», une « anomalie historique » que l’UA doit corriger




L’adhésion de la pseudo « rasd » à l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) est une « anomalie historique » que l’Union africaine (UA) se doit de corriger, a indiqué le député de l’Assemblée nationale du Cap-Vert, Me Hélio Sanches.




« Il s’agit d’une anomalie historique héritée de l’OUA et qui décrédibilise l’Union africaine dans son acte constitutif stipulant qu’elle doit rassembler des Etats indépendants et souverains », a-t-il déclaré à l’agence de presse marocaine MAP, en marge d’un séminaire sous-régional organisé, mercredi à Dakar, par l’Institut panafricain de stratégies (IPS), Think Tank sénégalais, sur le thème « Penser la Question du Sahara et promouvoir des solutions innovantes ». C’est une « erreur historique » car la « rasd » n’est pas une entité étatique, a-t-il expliqué, ajoutant que, juridiquement, un Etat doit avoir trois éléments constitutifs: le territoire, la population et un pouvoir à exercer, « alors que la « rasd » n’a rien de ces éléments.




De même qu’elle n’a aucune autorité à faire valoir ». C’est dire, selon lui, que cette adhésion « a violé la charte de cette Organisation au même titre qu’elle a bafoué le droit international ». Le Maroc avait pris la « sage » décision de quitter l’Organisation parce qu’il « n’était pas possible de cohabiter dans un bloc continental avec une entité qui n’est pas un État et qui, en plus, revendique une partie du territoire marocain ». Maintenant, a relevé Me Sanchez, il est temps de « corriger cette anomalie historique en reconnaissant qu’effectivement, cette organisation a « commis une erreur historique et juridique car le Maroc a toujours eu un lien de souveraineté avec le Sahara comme prouvé par la Cour internationale de Justice.




Elle a confirmé les liens historiques du Royaume avec le Sahara dont les populations prêtaient allégeance aux Sultans du Maroc ». D’après le député cap-verdien, corriger c’est aussi « trouver une solution dans laquelle l’Union africaine, qui a succédé à l’OUA, puisse aider l’ONU qui est saisie du dossier à trouver un règlement durable et définitif du dossier ». La contribution de l’UA à cette question, a insisté Me Sanchez, implique l’expulsion de la « rasd ». « Corriger l’anomalie c’est expulser la rasd », a-t-il résumé. « L’expulsion de la rasd de l’UA contribuerait au règlement de la question du Sahara, surtout que le Maroc a présenté une proposition de large autonomie que l’ONU qualifie de sérieuse, crédible et réaliste ».