Le Syndicat National des Journalistes Marocains dénonce l’exclusion des journalistes à la CAN 2025, l’influence des agendas politiques et appelle à défendre un journalisme éthique.
📰 Le SNJM dénonce la marginalisation des journalistes professionnels lors de la CAN 2025 et alerte sur les dérives médiatiques
Le Syndicat National des Journalistes Marocains (SNJM) a exprimé une vive inquiétude face aux pratiques médiatiques observées durant la Coupe d’Afrique des Nations 2025, marquées par l’exclusion de nombreux journalistes professionnels au profit d’influenceurs des réseaux sociaux. Une situation jugée préjudiciable à la qualité de l’information, à l’éthique journalistique et à l’image du Maroc, tout en ouvrant la voie à la désinformation et aux campagnes de manipulation.
🎥 Une couverture fragilisée par l’éviction des journalistes professionnels
Dans une prise de position ferme, le SNJM a fait part de son profond regret face à l’écartement d’un nombre important de journalistes professionnels de la couverture médiatique de la CAN 2025, remplacés par une multitude d’influenceurs numériques dont la légitimité journalistique reste discutable. Pour le syndicat, ce choix stratégique a considérablement affaibli l’engagement du journalisme professionnel, fondé sur la rigueur, la vérification des sources et la responsabilité éditoriale.
Selon le SNJM, cette situation a créé un vide informationnel rapidement exploité par des acteurs hostiles au Maroc, qui ont profité de l’absence d’un encadrement journalistique solide pour diffuser des récits de discorde, alimenter des rumeurs de corruption et propager des contenus sensationnalistes. La multiplication de vidéos approximatives et de commentaires orientés a ainsi contribué à brouiller la perception de l’événement sportif et à détourner l’attention de ses enjeux sportifs et organisationnels.
⚠️ Quand certains médias s’éloignent de la déontologie journalistique
Le Syndicat National des Journalistes Marocains a dénoncé avec fermeté l’implication de médias issus de certains pays dans ce qu’il qualifie de dérives graves par rapport aux normes professionnelles. Ces médias, au lieu de respecter les principes fondamentaux de l’objectivité, de l’équilibre et de la vérification de l’information, se seraient laissés entraîner dans des agendas politiques explicites, parfois transformés en discours hostiles et incendiaires.
Le SNJM estime que cette instrumentalisation du journalisme constitue une violation flagrante de la déontologie journalistique, réduisant l’information à un outil de pression et de manipulation. Dans ce contexte, il a particulièrement pointé du doigt les médias algériens, présentés comme un exemple emblématique de ces dérives, où la couverture de la compétition aurait été utilisée pour exercer une pression sur les organisateurs et tenter d’influencer indirectement le cours des événements sportifs.
🏟️ Une finale transformée en champ de bataille médiatique
Le syndicat a également condamné la manière dont le match final de la CAN 2025, en particulier à travers l’implication de médias du pays qualifié, a été transformé en un véritable champ de confrontation médiatique. Ce dérapage a, selon lui, porté atteinte à l’esprit même de la compétition, qui devait être un moment de célébration du football africain, de fraternité entre les peuples et de mise en valeur du pays hôte.
Cette dérive médiatique a contribué à ternir l’atmosphère festive de l’événement, éclipsant les performances sportives, l’organisation logistique et les efforts consentis pour faire de cette édition un rendez-vous continental exemplaire. Le SNJM considère qu’il s’agit là d’un échec collectif, qui appelle une réflexion profonde sur la place et la responsabilité des médias dans les grandes manifestations sportives internationales.
🌍 Des médias responsables salués pour leur professionnalisme
À l’inverse, le SNJM a tenu à rendre hommage au travail remarquable de plusieurs médias continentaux et internationaux qui ont su adopter une approche professionnelle, équilibrée et responsable dans leur couverture de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Ces organes de presse ont privilégié l’analyse factuelle, mis en lumière les réussites organisationnelles et sportives de l’événement, tout en évitant le sensationnalisme et l’exploitation abusive des controverses.
Le syndicat a également salué les conditions professionnelles et organisationnelles mises en place par le Maroc au profit des médias nationaux et étrangers, soulignant la qualité des infrastructures, l’accessibilité des informations et la coopération des institutions concernées. Ces éléments témoignent, selon lui, de la volonté du Royaume de garantir un environnement médiatique propice à une information crédible et de haut niveau.
🤝 Une mobilisation à l’échelle régionale et internationale
En tant que membre actif de l’Union des Journalistes Arabes, de l’Union des Journalistes Africains et de la Fédération Internationale des Journalistes, le Syndicat National des Journalistes Marocains a annoncé son intention de saisir ces instances pour examiner les dérives constatées et envisager les mesures appropriées.
Le syndicat affirme rejeter catégoriquement toute instrumentalisation du journalisme au service d’agendas politiques hostiles aux valeurs universelles d’un journalisme libre, responsable et indépendant. Il estime que la crédibilité de la profession repose sur la capacité de ses acteurs à préserver l’intégrité de l’information, même dans des contextes de forte tension politique ou diplomatique.
🧭 Défendre un journalisme éthique pour l’avenir du sport africain
Pour le SNJM, la polémique autour de la couverture médiatique de la CAN 2025 doit servir de leçon pour l’avenir. Elle met en évidence la nécessité de renforcer la place des journalistes professionnels dans les grands événements sportifs et de réguler l’intervention des influenceurs, dont les contenus, bien que populaires, ne sauraient remplacer un travail journalistique fondé sur l’éthique et la responsabilité.
Le syndicat conclut que la protection du journalisme professionnel est indissociable de la protection de l’image de l’Afrique, de ses compétitions sportives et de ses ambitions de rayonnement international. Sans une information crédible et équilibrée, c’est la confiance du public qui s’érode, mettant en péril l’essence même du sport comme vecteur de rassemblement et de paix.

