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Finale de la CAN 2025 : le Sénégal dans l’attente des sanctions

foot Sénégal Fédération sénégalaise de football

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⚽️ 🇸🇳 CAN 2025 : le Sénégal face à l’arsenal disciplinaire de la CAF après une finale sous haute tension

Chapo. La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 restera dans les annales, non seulement pour son enjeu sportif, mais aussi pour les graves incidents disciplinaires qui l’ont marquée. Le retrait momentané des joueurs sénégalais du terrain, en signe de contestation d’une décision arbitrale, place aujourd’hui la Fédération sénégalaise de football sous la menace de lourdes sanctions de la Confédération africaine de football. Amendes record, suspensions individuelles et mesures disciplinaires collectives sont désormais au cœur d’un dossier qui pourrait faire jurisprudence dans l’histoire du football africain.

🏟️ Une finale de la CAN Maroc 2025 qui dépasse le cadre sportif

La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 a été perturbée par une séquence exceptionnelle : le retrait temporaire des joueurs sénégalais de l’aire de jeu après l’octroi d’un penalty validé par l’assistance vidéo à l’arbitrage. Bien que la rencontre ait finalement repris et soit allée à son terme sans remise en cause du résultat sportif, l’incident a immédiatement soulevé de lourdes interrogations disciplinaires. Selon le quotidien Al Akhbar, la Confédération africaine de football (CAF) étudie désormais l’éventail complet des sanctions prévues par son code disciplinaire.

D’un point de vue réglementaire, quitter le terrain sans l’autorisation de l’arbitre ou refuser temporairement de poursuivre une rencontre constitue une infraction grave. Les textes de la CAF confèrent à sa commission de discipline un pouvoir d’appréciation étendu pour évaluer la proportionnalité des sanctions en fonction de la gravité des faits, de leur durée, de leur contexte et de leur impact sur l’image de la compétition. Le caractère symbolique d’une finale continentale est ici considéré comme une circonstance aggravante.

💰 Des sanctions financières potentiellement historiques

Les premières estimations évoquent une amende minimale de 20 000 dollars américains, seuil prévu par les règlements disciplinaires. Toutefois, plusieurs sources juridiques estiment que ce montant pourrait être largement dépassé. En raison du prestige de la finale de la CAN 2025 et de sa forte exposition médiatique, la CAF pourrait opter pour une sanction exemplaire, afin d’affirmer son autorité et de prévenir tout précédent dangereux.

Al Akhbar avance ainsi l’hypothèse d’une amende pouvant atteindre 300 000 dollars, voire davantage selon les conclusions de l’enquête disciplinaire. Des amendes individuelles pourraient également être infligées à certains joueurs ou membres de l’encadrement directement impliqués dans la décision de quitter le terrain. L’objectif serait de dissocier la responsabilité collective de la fédération de celle des acteurs ayant joué un rôle actif dans l’incident.

🛑 Des conséquences disciplinaires au-delà des amendes

Les implications ne se limitent pas au seul aspect financier. La responsabilité de la Fédération sénégalaise de football pourrait aussi être engagée pour des faits connexes survenus durant l’interruption du match. Des rapports évoquent des tentatives d’envahissement de la pelouse, des frictions avec les forces de sécurité et des actes de dégradation, autant de comportements susceptibles de justifier des sanctions complémentaires.

La CAF dispose, dans ce cadre, de la possibilité d’imposer des matchs à huis clos, des restrictions sur l’accueil du public ou encore des limitations dans l’organisation de futures compétitions internationales. De telles mesures viseraient à restaurer l’ordre et la sécurité autour des rencontres continentales, tout en rappelant la responsabilité des fédérations nationales dans le comportement de leurs supporters.

⚖️ La qualification juridique de l’incident par la CAF

Même si la notion de forfait officiel paraît juridiquement écartée, la CAF peut parfaitement retenir la qualification de « refus illégitime de poursuivre la rencontre ». Le fait que le match ait repris et qu’il ait été mené à son terme sous l’autorité de l’arbitre empêche toute remise en cause du résultat sportif. Toutefois, cela n’exonère pas le Sénégal d’une responsabilité disciplinaire distincte.

Cette approche juridique vise à préserver deux piliers fondamentaux du football : l’autorité arbitrale et la stabilité des compétitions. En sanctionnant le comportement sans toucher au score final, la CAF chercherait à maintenir l’intégrité sportive tout en affirmant la primauté de ses règlements.

📊 Des sanctions sportives individuelles en ligne de mire

Au-delà des sanctions collectives, la commission de discipline pourrait également prononcer des sanctions sportives individuelles. Des suspensions de plusieurs matchs à l’encontre de certains joueurs ou du sélectionneur sénégalais sont évoquées. Ces sanctions seraient en principe limitées aux compétitions africaines, sauf circonstances exceptionnelles justifiant une extension à d’autres compétitions internationales.

L’hypothèse d’une exclusion immédiate du Sénégal des prochaines grandes compétitions, telles que la Coupe du monde 2026 ou la CAN 2027, est jugée peu probable à ce stade. En revanche, certaines interprétations du règlement n’excluent pas totalement des mesures indirectes, comme un retrait de points lors des phases de qualification, si les faits étaient qualifiés d’extrêmement graves.

🌍 La position de la FIFA dans ce dossier

Du côté de la Fédération internationale de football (FIFA), aucune mesure disciplinaire immédiate n’est attendue. Le traitement du dossier relève en priorité de la compétence de la CAF, en tant qu’instance organisatrice de la compétition. Toutefois, certaines analyses estiment que des restrictions futures pourraient être envisagées en cas de répétition de comportements similaires ou de manquement grave aux principes fondamentaux du fair-play.

Cette retenue illustre la volonté de la FIFA de respecter l’autonomie disciplinaire des confédérations continentales, tout en conservant la possibilité d’intervenir si la situation devait prendre une ampleur systémique.

🏛️ Un éventuel recours devant le Tribunal arbitral du sport

Sur le plan juridique, la voie d’un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) reste ouverte. Toutefois, les chances de succès d’une telle démarche apparaissent limitées, notamment en ce qui concerne une éventuelle remise en cause du résultat sportif. La jurisprudence constante du TAS considère que les décisions arbitrales prises pendant le match, dès lors qu’elles respectent les lois du jeu, ne peuvent être annulées.

En revanche, un contentieux pourrait porter sur la proportionnalité ou la légalité des sanctions disciplinaires prononcées par la CAF. Le débat se déplacerait alors du terrain sportif vers le terrain strictement juridique.

📚 Le regard des experts en droit du sport

Un rapport préliminaire émanant d’un centre de recherche spécialisé en droit du sport, repris par Al Akhbar, rappelle que l’esprit sportif repose sur un ensemble précis de règles juridiques et organisationnelles. Selon ce document, la décision d’accorder un penalty après recours à la VAR constitue une décision arbitrale définitive et conforme aux règlements en vigueur.

En revanche, la sortie des joueurs sénégalais du terrain et l’arrêt du jeu durant près d’un quart d’heure sont qualifiés de refus non légitime de poursuivre la rencontre. Le rapport estime que la Fédération sénégalaise pourrait être tenue pour responsable des agissements de ses joueurs, de son staff et d’une partie de ses supporters, tout en recommandant des sanctions financières et disciplinaires fermes sans remise en cause du résultat sportif.

🎯 La responsabilité personnelle du sélectionneur sénégalais

La responsabilité individuelle du sélectionneur sénégalais est également examinée avec une attention particulière. Des soupçons pèsent sur un éventuel encouragement donné aux joueurs pour quitter le terrain. Si ces éléments étaient établis, une suspension ciblée pourrait être prononcée à son encontre, limitée en principe aux compétitions africaines.

Malgré les excuses publiques et les déclarations visant à apaiser les tensions, les autorités disciplinaires de la CAF devront statuer uniquement sur la base des faits et des règlements. Ce dossier, suivi de près par l’ensemble du football africain, pourrait devenir une référence juridique majeure pour la gestion future des crises disciplinaires en compétition internationale.

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