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CAN 2025 : prime de 4 millions de dollars pour l’équipe du Maroc

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Le verdict sportif a laissé un goût d’inachevé, mais le bilan financier raconte une autre histoire (sans parler des recettes touristiques). En atteignant la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, disputée à Rabat, l’équipe nationale du Maroc n’a pas seulement confirmé son statut de puissance continentale. Elle a également inscrit son parcours dans une nouvelle ère économique du football africain, marquée par une revalorisation sans précédent des primes distribuées par la Confédération africaine de football (CAF).

🏆 CAN 2025 : le Maroc finaliste, entre prestige sportif et récompense financière

La défaite concédée face au Sénégal, dimanche 18 janvier, sur le score étriqué d’un but à zéro, n’efface en rien la portée du parcours marocain. Deuxième de la compétition continentale, le Maroc repart avec une dotation de 4 millions de dollars, soit environ 3,4 millions d’euros, versée à la Fédération royale marocaine de football (FRMF).

Ce montant, attribué au finaliste malheureux, illustre la montée en puissance économique de la CAN et confirme la volonté de la CAF de repositionner son tournoi phare parmi les compétitions les plus attractives du football mondial, tant sur le plan sportif que financier. Pour le Maroc, cette prime constitue une reconnaissance tangible de la constance de ses performances et de son rôle central dans le paysage footballistique africain.

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💰 Une CAN qui change d’échelle économique

La Coupe d’Afrique des nations 2025 marque un tournant historique dans la politique de rémunération des sélections. Le Sénégal, sacré champion d’Afrique à Rabat, a perçu une prime record de 10 millions de dollars, soit près de 8,5 millions d’euros. Un chiffre en nette hausse comparé à l’édition précédente, remportée par la Côte d’Ivoire en 2024, dont la récompense s’élevait à 7 millions de dollars.

Cette augmentation substantielle traduit l’ambition de la CAF de renforcer l’attractivité commerciale de la CAN, soutenue par des droits télévisuels en hausse, des partenariats renforcés et une visibilité internationale accrue. Le Maroc, en tant que pays hôte et finaliste, s’est retrouvé au cœur de cette dynamique nouvelle, bénéficiant à la fois de l’exposition médiatique et de l’impact économique global du tournoi.

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⚽ Demi-finalistes et redistribution des richesses du football africain

La revalorisation des primes ne s’est pas limitée aux deux finalistes. Les sélections ayant atteint le dernier carré ont elles aussi profité de cette nouvelle politique financière. Le Nigeria et l’Égypte, demi-finalistes de la CAN 2025, ont chacun perçu une dotation de 2,5 millions de dollars, récompensant des parcours solides dans une compétition au niveau globalement salué.

Ces montants confirment une tendance claire : la CAN n’est plus seulement une vitrine sportive, mais un levier économique stratégique pour les fédérations africaines, leur permettant de financer le développement du football local, les centres de formation et les structures techniques.

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🏛️ Fédérations nationales : liberté de gestion et enjeux internes

L’ensemble des primes distribuées par la CAF est versé directement aux fédérations nationales, qui disposent d’une autonomie totale quant à la répartition des gains. Joueurs, staff technique, primes de performance ou investissements structurels : chaque fédération établit ses propres règles, selon ses priorités et sa gouvernance interne.

Pour la Fédération royale marocaine de football, cette dotation s’inscrit dans une logique plus large de professionnalisation et de durabilité, alors que le Maroc multiplie les succès sportifs et s’impose comme un acteur incontournable du football africain et international. Au-delà de la déception sportive, la finale de Rabat aura donc confirmé une réalité incontestable : le football marocain évolue désormais dans une autre dimension.

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🌍 Une CAN révélatrice d’un nouveau rapport de force

La CAN 2025 restera comme celle de la maturité économique du football africain. Pour le Maroc, finaliste et hôte, elle aura servi de vitrine à la fois sportive, organisationnelle et financière. Si le trophée a échappé aux Lions de l’Atlas, le message est clair : la performance marocaine se mesure désormais autant en résultats qu’en valeur créée.

Dans un continent où le football est à la fois passion populaire et industrie émergente, cette édition marque une étape décisive. Et pour le Maroc, elle confirme que la constance, l’investissement et la vision à long terme finissent toujours par porter leurs fruits.

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