À Rabat comme dans les grandes capitales économiques, le constat est désormais partagé : la Coupe d’Afrique des Nations 2025 n’a pas seulement été un succès sportif et organisationnel, elle s’est imposée comme un accélérateur économique majeur pour le Maroc. Derrière l’image d’un Royaume hôte salué pour son professionnalisme, se dessine une réalité plus profonde : celle d’un pays qui a su transformer un événement continental en levier de croissance, d’emplois et de transformation structurelle, tout en posant les bases concrètes de la Coupe du Monde 2030.
🌍 CAN 2025 : quand le football devient moteur économique du Maroc
💶 Une CAN à plus d’un milliard d’euros de retombées
L’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a généré plus d’un milliard d’euros de revenus directs pour le Maroc, selon les chiffres dévoilés par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour. Un montant inédit à l’échelle du football africain, qui place cette édition parmi les plus rentables jamais organisées sur le continent.
Au-delà des recettes liées aux droits, au tourisme et à l’activité événementielle, la CAN 2025 a provoqué un véritable choc positif dans l’économie nationale. La consommation intérieure a connu une envolée spectaculaire, enregistrant une hausse globale de près de 25%, signe d’un regain de confiance et d’un dynamisme renforcé dans les circuits commerciaux.
Certains secteurs ont particulièrement profité de cet effet d’entraînement. Les ventes automobiles, par exemple, ont bondi de plus de 35%, traduisant un climat économique porté par l’afflux de visiteurs, la mobilité accrue et l’animation exceptionnelle des grandes villes hôtes.
📈 Une rentabilité record pour le Maroc et la CAF
Selon Ryad Mezzour, cette CAN 2025 n’a pas seulement bénéficié au pays organisateur. Elle s’est imposée comme la plus rentable de l’histoire de la Confédération africaine de football, avec des gains supérieurs de 1,8 fois à ceux des éditions précédentes. Un indicateur fort qui illustre l’attractivité croissante du football africain lorsqu’il est adossé à des infrastructures modernes et à une organisation rigoureuse.
Cette réussite économique confirme un positionnement stratégique : le Maroc ne se contente plus d’accueillir des compétitions, il en optimise la valeur, en transformant chaque grand rendez-vous sportif en catalyseur de croissance durable.
🏗️ Investissements structurants et emplois durables
Mais l’impact de la CAN 2025 ne se mesure pas uniquement sur la durée du tournoi. Les investissements engagés en amont, estimés à près de 1 milliard d’euros, ont généré des effets structurels profonds. Selon le ministre, ces chantiers ont permis la création de près de 100.000 emplois, directs et indirects, mobilisant plus de 3.000 entreprises marocaines issues de secteurs variés : BTP, services, transport, hôtellerie, sécurité, logistique ou encore technologies.
Ces retombées ont renforcé le tissu économique national, favorisé la montée en compétence de nombreuses PME et consolidé des filières stratégiques appelées à jouer un rôle clé lors des prochains grands événements internationaux.
🌐 La CAN, tremplin vers le Mondial 2030
L’un des enseignements majeurs de cette CAN réside dans son rôle de répétition grandeur nature pour la Coupe du Monde 2030, que le Maroc organisera conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Ryad Mezzour l’affirme sans détour : 80% des infrastructures nécessaires au Mondial sont déjà achevées grâce aux préparatifs de la CAN.
En l’espace de vingt-quatre mois, le Royaume a concentré près de dix années de développement infrastructurel, modernisant ses stades, ses réseaux de transport, ses équipements de santé et ses services urbains. Ces réalisations, conçues selon des standards internationaux, bénéficient directement aux citoyens marocains, bien au-delà du cadre sportif.
🚄 Un héritage au service des citoyens
Les infrastructures livrées ou rénovées dans le cadre de la CAN 2025 ne sont pas des équipements éphémères. Elles s’inscrivent dans une vision de long terme, améliorant durablement le cadre de vie, la mobilité, l’accès aux services et l’attractivité des territoires. Cette approche d’héritage structurant constitue l’un des piliers du modèle marocain d’organisation des grands événements sportifs.
📊 Une croissance portée par une vision royale
Le ministre de l’Industrie et du Commerce a rappelé que ces performances s’inscrivent dans une dynamique macroéconomique solide. Le Maroc a clôturé l’année précédente avec une croissance de 4,5%, portée en partie par ces grands chantiers structurants. Pour Ryad Mezzour, ces acquis sont le fruit de vingt-cinq années de réformes et d’investissements menés sous la conduite du Roi Mohammed VI, qui ont permis au Royaume d’atteindre un niveau de maturité logistique, économique et institutionnelle inédit.
🏆 Un modèle africain d’organisation des grands événements
Aujourd’hui, le Maroc se projette vers 2030 avec assurance. Sur les plans logistique, sécuritaire et organisationnel, le pays se dit pleinement prêt à accueillir une Coupe du Monde conforme aux exigences les plus élevées de la FIFA. Le succès de la CAN 2025 apparaît ainsi comme une démonstration de force, mais aussi comme un signal adressé au continent africain : celui d’un pays capable de transformer le sport en outil de développement, de rayonnement et de fierté collective.

