Un pédophile Koweïtien profite de sa liberté provisoire pour quitter le Maroc

Le premier président de la Cour d’appel de Marrakech a déclaré qu’un Koweïtien accusé de pédophilie a quitté le territoire national, quelques heures après sa remise en liberté provisoire, le 28 janvier dernier, malgré les garanties écrites présentées par l’ambassade du Koweït à la justice marocaine.




L’annonce a fait l’effet d’une bombe chez les avocats et les activistes des droits de l’Homme venus nombreux soutenir la fillette de 14 ans qui a été violée par un Koweïtien.

Abderrahmane Mohamed Samran Al-Azmi (24 ans), qui a reconnu les faits pendant l’enquête, est poursuivi pour «attentat à la pudeur avec violence» sur une adolescente de 14 ans. Il devait comparaître ce 11 février devant la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Marrakech.

Selon un communiqué de la section de Marrakech de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), « le premier président de la Cour d’appel de Marrakech a déclaré que le Koweïtien mis en cause a quitté le territoire national, quelques heures après sa libération provisoire, le 28 janvier dernier, malgré les garanties écrites présentées par l’ambassade du Koweït à la justice marocaine».




Dans ce sillage, le bureau Marrakech-Ménara de l’AMDH exprime son étonnement et dénonce « le manque d’engagement de l’ambassade du Koweït».

L’association déclare qu’elle est prête à «recourir à toutes les dispositions internationales sur les droits de l’enfant et contre le viol et la traite humaine, et à poursuivre l’accusé devant une juridiction internationale».

Rappelons que la même cour a accordé la liberté provisoire contre une caution de 30.000 DH au ressortissant avant de décider, le lundi 03 février, de le placer sous surveillance et de l’interdire de quitter le territoire.

La décision d’accorder la liberté provisoire au Koweïtien malgré ses aveux reconnaissant les faits a suscité une vague d’indignation dans les milieux des droits de l’Homme et un ressentiment généralisés.




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