Le trafic de bébés marocains prend de l’ampleur

Les Organisations non gouvernementales dénoncent et appellent les autorités à lutter contre le trafic de bébés qui prend de l’ampleur à Sebta, Melilla et en France. En effet, des mères célibataires, pour 70 000 dirhams et plus, s’adonnent à la vente de leurs bébés, avec le concours des réseaux de trafic qui ciblent particulièrement les mères célibataires.




Selon le quotidien Assabah, ces réseaux de trafic de bébés, nés de mères célibataires, opèrent en toute impunité et sans aucune inquiétude. Le phénomène a pris une telle ampleur ces dernières années, que des organisations de défense des droits humains sont montés au créneau pour donner l’alerte et appeler le gouvernement à se préoccuper de ce drame humain.

Les autorités espagnoles auraient repéré des mères célibataires marocaines, voyageant en Espagne et en France, afin de se débarrasser de leurs enfants pour ne pas subir les récriminations liées à une vie sexuelle hors mariage, et surtout, se mettre à l’abri du scandale au Maroc.

Selon la même source, 31 Espagnols étaient impliqués dans le trafic de bébés qui s’effectuait avec la complicité de certains médecins, infirmiers et responsables de cliniques et d’hôpitaux espagnols.




La société civile et les ONG de défense des droits de l’enfant demandent aux autorités des deux villes de se pencher sur ce fléau, surtout que le Maroc a ratifié, depuis 2000, le protocole relatif à la convention internationale des droits de l’enfant.

La plus scandaleuse affaire de trafic de bébés liée à la vente de 25 000 bébés marocains à des familles européennes, reste encore fraîche dans les mémoires. Le cerveau de ce réseau était une femme à la retraite, installée à Melilla.

Cette affaire avait fait grand bruit au niveau des médias et des associations de défense des droits de l’homme. Ils exigeaient de l’État des actions fortes en vue de garantir aux enfants marocains le droit d’être protégé contre toutes les formes de discrimination, le droit d’avoir un refuge, d’être secouru, et d’avoir des conditions de vie décentes.




À lire aussi: