Drogue saisie dans les poids lourds: les chauffeurs réclament la poursuite des vrais propriétaires

La multiplication des saisies de drogues à bord des poids-lourds de transport international sont devenues un cauchemar pour leurs conducteurs. Six d’entre eux ont été condamnés à des peines allant de 6 à 10 ans suite à la saisie de 27 tonnes de résine de cannabis dans le port de Tanger Med.




Suite à la condamnation récente de six conducteurs dans le cadre de saisies de grosses quantités de drogue, les professionnels du transport routier international réagissent.

Pour rappel, les services de police de Tanger avaient, en collaboration avec la Douane, avorté en juillet dernier, une opération de transport de 27 tonnes et 300 kg de résine de cannabis à destination de l’Europe à bord de trois poids lourds immatriculés au Maroc.

Dans cette affaire, seuls les chauffeurs de poids-lourds ont été poursuivis. Pour exprimer leur ras-le-bol, l’Association marocaine des transports routiers intercontinentaux (AMTRI) qui les représente, vient d’appeler les professionnels à observer une grève le 12 février et à arborer un ruban rouge en soutien aux conducteurs emprisonnés ou poursuivis.

Cette décision intervient suite aux réunions du bureau exécutif de l’AMTRI à Tanger et à Agadir réservées à l’examen «des peines sévères prononcées en première instance à l’encontre des professionnels du transport routier national et international suite à la saisie de 27 tonnes de drogues».




L’association a appelé, dans un communiqué, les autorités «à approfondir les enquêtes afin d’arrêter les véritables propriétaires des drogues» en précisant que celles-ci «étaient dissimulées dans des coffres métalliques verrouillés et que les conducteurs ne pouvaient en aucun cas avoir une idée sur leur contenu», rapporte Al Massae dans son édition du vendredi 07 février.

Tout en déclarant sa solidarité inconditionnelle avec les conducteurs emprisonnés, le bureau exécutif de l’AMTRI a considéré qu’il s’agit de «peines sévères prononcées à l’encontre de professionnels qui n’ont aucun lien avec les 27 tonnes de chira saisies».

L’AMTRI appelle à réviser les dispositions du Dahir chérifien de 1974 ainsi que les dispositions du Code de la douane pour ce qui concerne la détermination des responsabilités et l’activation des articles de la procédure pénale concernant le contrôle judiciaire et la poursuite en état de liberté provisoire».




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