Fillette violentée à Taroudant: la famille de l’enseignant poursuivi veut une solution à l’amiable

La famille de l’enseignant de Taroudant poursuivi pour des soupçons d’agression de la fillette de Taroudant a organisé une séance de conciliation avec les parents de celle-ci en vue de trouver une solution mutuellement acceptable de ce dossier.




La séance de conciliation, qui s’est tenue mercredi 22 janvier, juste après l’audience du tribunal reportée pour examen du rapport complémentaire de l’expertise médicale faite à la fillette de 8 ans, a été tenue à la demande de certains des proches du professeur, à l’insu de ce dernier.

La session de réconciliation entre les deux parties a eu lieu en présence des avocats de chacune d’elles. Selon des sources bien informées, les deux familles sont sur le point de trouver un terrain d’entente, malgré la crainte de la famille de Meryem et sa volonté de laisser la justice dire son dernier mot.




Les mêmes sources ont confirmé sous le sceau de l’anonymat que la famille de l’enseignant Boujemaa. B, poursuivi en détention, réclame à la famille de la fille de retirer sa plainte en échange « d’une prise en charge des frais de suivi médical et du traitement de la fille ainsi que d’une indemnisation pour les pertes subies par cette affaire ».

À rappeler que les images de la jeune écolière inscrite dans le groupe scolaire Aourir de Taroudant, le visage boursouflé et les yeux au beurre noir, avaient fait le tour des réseaux sociaux et provoqué l’indignation de l’opinion.




Suite à la colère provoquée par les photos de la petite écolière, la gendarmerie royale a interpellé le mercredi 15 janvier, l’enseignant accusé de l’avoir violentée, et le parquet a décidé de le poursuivre en état de détention.

L’Académie régionale d’éducation et de formation de Souss-Massa a décidé de le suspendre par précaution, en attendant une décision définitive contre lui «afin que le ministère de l’Éducation nationale puisse prendre les mesures appropriées contre lui».




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