Ce que prévoit la Direction Générale de la Sûreté Nationale pour 2020

La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) ambitionne de mettre en oeuvre, au cours de l’année 2020, une série de chantiers et de projets structurants à court et à moyen termes susceptibles d’avoir un impact positif sur les différents volets de la sûreté.




La Direction a indiqué dans son bilan au titre de l’année 2019, qu’elle compte poursuivre la généralisation des salles de commandement et de coordination avec les unités mobiles de la police de secours dans d’autres villes marocaines, capitalisant sur leur efficacité dans la gestion des interventions sécuritaires sur la voie public, tout en leur dotant des équipements et véhicules nécessaires pour s’acquitter de leur travail, ainsi que de continuer à créer des unités anti-émeutes dans tous les groupes mobiles pour le maintien de l’ordre.

Elle ambitionne, par ailleurs, de doter la police judiciaire et les services des renseignements généraux des équipements et des véhicules d’intervention compatibles avec la nature particulière des missions qui leur sont confiées, outre l’acquisition de drones, à l’issue de l’achèvement de la formation des policiers à leur utilisation, dans la perspective de les mobiliser dans les interventions de sécurité ainsi que pour la gestion des manifestations attirant les grosses foules.

Concernant les projets immobiliers visant à moderniser les infrastructures sécuritaires, la DGSN s’attellera, l’année prochaine, à poursuivre les travaux de construction de son nouveau siège à Rabat, ainsi que les sièges de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) et du Laboratoire nationale de la police scientifique à Casablanca, ainsi que les nouveaux sièges de la préfecture de police d’Oujda et de la Sûreté régionale à Taza.




Elle envisage aussi de construire 23 nouveaux sièges et installations des services de sûreté, dont le district provincial de Tan Tan, le Commissariat de Circonscription à Rissani et d’élargir les installations de l’Institut royal de police de Kénitra.

Les services de la DGSN continueront de moderniser la structure informatique des services de sûreté en adoptant des applications informatiques permettant de faciliter et d’améliorer leur action, tout en accompagnant l’opération d’émission de la nouvelle génération de la Carte d’identité nationale (CNIE) qui offrira des services numérisés à l’ensemble des citoyens.

Dans le domaine de la lutte contre la criminalité et du renforcement du sentiment de sûreté, la DGSN aspire à généraliser, dans de nouvelles préfectures de police, l’expérience des brigades anti-gang lancées à Rabat, Fès et Salé.

De même, il sera procédé à l’amélioration des mécanismes de travail de l’Institut des sciences forensiques de la sûreté nationale, en s’ouvrant sur toutes les disciplines scientifiques et techniques pour développer la recherche criminelle, ainsi qu’en créant des laboratoires régionaux à Tanger, Marrakech, Oujda, Fès et Agadir, pour assurer la rapidité et l’efficacité dans la réalisation de l’expertise scientifique et technique, ce qui permettra aussi d’alléger la pression sur les laboratoires centraux de Rabat et Casablanca.




En outre, la DGSN entend renforcer les formes et le niveau de coopérations sécuritaire bilatérale et multilatérale dans la lutte contre la criminalité transnationale.

Il s’agit également d’accélérer le recrutement de policiers de sexe féminin, sachant que de nombreuses procédures et mesures sécuritaires nécessitent des policières, notamment lors du contrôle des frontières pour les voyageuses, la surveillance dans les lieux de garde à vue des mises en cause et le travail des unités de prise en charge des femmes victimes de violences ou dans les équipes en charge des mineurs.

Au niveau de la formation policière et de la création de nouvelles structures de sécurité, la DGSN prévoit de lancer une école de formation régionale à Marrakech, dans le cadre de sa politique visant à rapprocher les centres de formation des candidats et candidates sur l’ensemble du territoire national, outre l’accompagnement de l’expansion de certains nouveaux pôles urbains.

Ainsi, un commissariat de circonscription de police devrait voir le jour dans les régions du Tamesna et d’Ain El Aouda aux environs de Rabat, outre la création d’un cinquième district de police à Marrakech, ainsi que la création d’une salle de commandement et de coordination reliée aux unités mobiles de la police de secours dans la ville de Kénitra et dans les districts de police à Casablanca.




Au volet social, la DGSN poursuivra la mise en œuvre de son plan d’action visant à promouvoir les conditions sociales de la famille de la Sûreté nationale, à travers l’appui à la création des amicales de l’habitat auxquels adhèrent les membres de l’institution de sûreté, et la recherche de nouveaux contrats avec les promoteurs immobiliers et les établissements bancaires en vue de permettre aux fonctionnaires de la sûreté d’acquérir des logements à des prix et des taux d’intérêt préférentiels.

Il s’agit aussi de signer des conventions de partenariat avec des associations et des établissements qui s’occupent des enfants en situation de handicap afin de permettre aux enfants et aux orphelins de la famille de la Sûreté nationale qui se trouvent dans une telle situation de bénéficier de programmes de soutien.




Par ailleurs, la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales du personnel de la Sûreté nationale s’attelle à la création d’un conservatoire de musique à Rabat, en partenariat avec le ministère de la Culture.

La Fondation continuera aussi à lancer des opérations humanitaires et caritatives au sein des hôpitaux et dans les hospices des personnes âgées en veillant à associer les orphelins des membres de la Sûreté nationale, et ce à l’instar de l’opération caritative organisée en novembre 2019 à Kénitra.

En présentant ce résumé de son bilan annuel, dans ses volets liés à la sécurité du citoyen et la préservation de ses biens, la DGSN réaffirme son engagement à poursuivre les efforts visant à renforcer le maintien de l’ordre, consolider le sentiment de sécurité et à améliorer les services fournis aux citoyens, ainsi que les conditions professionnelles et sociales de l’ensemble des membres de la famille de la Sûreté nationale.




À lire aussi: