Les Turcs dominent le marché de l’ameublement au Maroc

Alors que bon nombre d’entreprises turques ont pu asseoir leur hégémonie à Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech, certaines enseignes marocaines misent sur l’export pour faire face à la concurrence locale. Un choix qui n’est visiblement pas aisé.




Grâce à un accord de libre-échange entré en vigueur en 2006 et une maturité du marché qui accorde plus de confiance aux produits made in Turkey, les ouvertures de magasins en franchise via des investisseurs turcs, se multiplient.

« L’ouverture de nouveaux magasins n’est pas forcément un signe de bonne santé ou de rentabilité de l’entreprise. Certaines enseignes turques sont en difficulté au Maroc. Souvent, l’ouverture d’un deuxième magasin permet de couvrir les charges du premier ou s’avère un flagship store nécessaire pour construire la notoriété de la marque. En général, il faut attendre deux ans avant de juger de la rentabilité d’un magasin », a fait savoir Tunç Arkok master franchisé Yatsan.

Celui-ci est un fabricant turc de literie implanté en 2011 à Casablanca, à Marrakech en 2016, puis à Rabat en 2018.




Il s’active pour une implantation prochaine à Tanger. Selon ses dires, le marché marocain reste difficile en raison de la crise que traverse le secteur de l’immobilier depuis deux ans.

Toutefois, bon nombre d’enseignes turques réussissent à réaliser de gros chiffres d’affaires contrairement aux Marocaines.

Avec son offensive commerciale, la Turquie écrase la concurrence au Maroc. « Sur le marché marocain, ce qui nous sauve, c’est le sur-mesure. Dès que les Turcs commenceront à fabriquer du sur-mesure, on sera asphyxié », affirme Arkok.

Pour contrer l’importation, Anass Lasry, directeur associé de l’enseigne marocaine « Le Cube », artisan créateur, suggère une imposition de nouveau des droits de douane sur les produits d’ameublement importés de Turquie et une baisse de la TVA sur le produit artisanal marocain à 10% au lieu de 20% en vigueur.




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