Casablanca: arrestation d’un imam pédophile

Un fqih prêcheur, recruté par les habitants d’un complexe résidentiel de Casablanca, a abusé de leur confiance, allant jusqu’à violer leurs enfants dans la salle réservée à la prière.




«L’imam dont on attend la baraka a foulé la mosquée avec ses babouches», dit un vieil adage marocain pour signifier le comportement immoral d’une personne censée être exemplaire.

Cet adage s’applique au comportement d’un fqih prêcheur, recruté par les habitants d’un complexe résidentiel dans le quartier Omar Ben Al Khattab, dans la préfecture des arrondissements d’Al Fida Mers Sultan, pour diriger les prières des fidèles de la région.

Ce fqih, qui vivait grâce à l’aide des habitants et des bienfaiteurs, a profané la salle des prières en y commettant des crimes abominables contre des enfants innocents.

Selon le quotidien Assabah, qui rapporte cette information dans son édition de ce jeudi 5 décembre, l’imam prêcheur a abusé de la confiance des habitants pour induire en erreur leurs enfants et les violer dans l’enceinte de la Mosquée où il dirigeait les prières.

Trois victimes ont été recensées, dont un enfant handicapé, après l’éclatement de l’affaire.




Le bilan pourrait être plus lourd, puisque les sources du quotidien affirment que des parents auraient préféré garder le silence.

Et de préciser que cette affaire a éclaté lorsqu’un enfant a raconté à sa mère comment le fqih en question s’amusait avec lui.

La mère s’est donc mise à surveiller les déplacements de son enfant à la Mosquée. C’est ainsi qu’elle a surpris le fqih en train de violer son fils.

Alertée, la police judiciaire d’Al Fida a débarqué sur les lieux pour arrêter le criminel et dresser les procès-verbaux nécessaires.

Déféré devant le procureur général du roi près la Cour d’appel de Casablanca, le fqih pédophile, qui est passé aux aveux, a été écroué et mis à la disposition du juge d’instruction pour approfondissement de l’enquête.

L’affaire a suscité des débats autour de son recrutement informel par les habitants de la région qui le prenaient entièrement en charge, puisqu’il n’était pas déclaré au ministère des Habous et des affaires islamiques.

L’enquête ouverte par le juge d’instruction dévoilera ses antécédents dans d’autres quartiers de Casablanca, où il avait dirigé les prières.




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