(Vidéo) Des enseignants manifestent devant le ministère de l’Éducation nationale

La Coordination nationale des professeurs de l’enseignement primaire et du secondaire collégial titulaires de diplômes supérieurs a débuté sa grève d’une semaine par la prise d’assaut du siège du ministère de l’Education nationale ce lundi 02 décembre.




Dans le cadre de ce qu’ils ont qualifié de «semaine de manifestations», des dizaines d’enseignants titulaires de diplômes supérieurs ont pris d’assaut le siège du ministère de l’Éducation nationale ce lundi à Rabat.

Cette prise d’assaut s’inscrit dans un programme militant tracé par la coordination nationale des professeurs de l’enseignement primaire et du secondaire collégial titulaires de diplômes supérieurs (MASTER-DESA-DESS ou équivalents) qui n’écarte pas la prorogation de la grève à plus d’une semaine.

«Il s’agit d’une escalade progressive en une semaine qui sera sans précédent », a déclaré Abdelouaha Shimi, membre actif de la coordination en précisant que la «coordination a changé sa stratégie de lutte après que «les luttes pacifiques menées conformément aux lois ont montré leurs limites».




La semaine de l’escalade
«Nous allons mener la vie dure au ministère qui a toujours interagi négativement avec nos doléances en ignorant celles-ci et en punissant les grévistes avec des ponctions sur salaires et en considérant les grèves comme des absences injustifiées», a-t-il martelé dans une déclaration à Achkayen.

La coordination, qui a tenu jeudi dernier une conférence à Rabat, a confirmé qu’elle s’engagerait à partir de ce lundi dans «des formes de lutte sans précédent qui seront annoncées à temps en responsabilisant la tutelle de toutes les conséquences pouvant découler de cette impasse».

À rappeler que les représentants nationaux des enseignants titulaires de diplômes supérieurs ont dénoncé, jeudi, la «stagnation constatée au niveau du dialogue sectoriel, malgré les appels et les luttes conduites par les enseignants depuis plus de 3 ans». Il faut noter que le dossier des enseignants diplômés, qui revendiquent le droit à la promotion et au changement de cadre de rémunération, traîne depuis plus d’une décennie.









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