Des parlementaires espagnols expulsés à leur arrivée à Laayoune

Alors qu’ils tentaient d’entrer au Sahara pour organiser une semaine de visites, quatre parlementaires basques de « l’Intergroupe Paix et Liberté pour le peuple sahraoui », ont été refoulés par les autorités marocaines.




Aussitôt posé sur le tarmac, l’avion qui transportait les quatre parlementaires basques en question a été sommé de retourner d’où il venait.

D’après les faits rapportés par EFE, Carmelo Barrio du Parti populaire est coordinateur d’un groupe de cinq personnes ayant emprunté un avion de la compagnie Binter qui a atterri à Laâyoune en provenance de Las Palmas.

Ici notamment, les parlementaires basques avaient selon leur agenda, prévu toute une série d’activités étalées sur une semaine.

Les députés, tous en provenance du Pays Basque et sous différentes étiquettes politiques, prévoyaient de s’entretenir avec des associations de soutien «au peuple Sahraoui», rapporte le site espagnol El Correo.

Sur son compte Twitter, le député Josu Estarrona, de la coalitition basque EH Bildu, a affirmé que «la police marocaine les a empêchés de descendre de l’avion», en provenance de Las Palmas (Iles Canaries).




Cependant, pour les autorités marocaines, ces parlementaires basques sont des persona non grata au Maroc.

Pour preuve, juste après leur atterrissage, un représentant du gouvernement marocain leur a intimé l’ordre de retourner aux îles Canaries par le même avion.

Dans le passé, les autorités marocaines ont refoulé à plusieurs reprises des responsables d’ONG ou des hommes politiques qui ont tenté de se rendre au Sahara.

Les quatre parlementaires, membres de l’intergroupe parlementaire « Paix et liberté pour le Sahara Occidental », voulaient «prendre contact avec les représentants du peuple sahraoui» et s’entretenir avec les autorités marocaines «si elles venaient à leur demander», expliquent-ils au média espagnol.

Les autorités marocaines auraient ordonné au commandant de bord de regagner Las Palmas, précise pour sa part El Pais.




À lire aussi: