Pourquoi il y a autant de tremblements de terre au Maroc ?

Ces derniers mois, certaines régions au Maroc ont été le théâtre de secousses telluriques de faible intensité. C’est le cas notamment de la province de Driouch où la terre a tremblé deux fois, dimanche dernier.




Les habitants des régions qui ont connu récemment ces secousses telluriques, sont à chaque fois plongées dans la panique. L’inquiétude est à son comble, tant ils redoutent les conséquences de ces événements tragiques.

Pourtant, le Maroc pourrait mieux gérer ces tremblements de terre et éviter le pire à ses populations. Dans un entretien accordé aux Eco, Naima Hamoumi, professeur à l’université Mohamed V et spécialiste de la question, livre des clarifications pertinentes.

À l’en croire, il existe au Maroc, des zones où se forment des « convergentes », c’est-à-dire une « collision entre les deux plaques », c’est ce qui justifie les séismes. « Le Maroc est certes exposé à des séismes », affirme-t-elle. Et d’ajouter cependant, qu’ils sont « liés à un contexte local, et se produisent notamment dans la marge Nord, qui comprend toute la chaîne du Rif ».




À titre illustratif, l’experte en séismes cite la ville d’Agadir qui se trouve exposée aux cassures et failles, du fait de sa position géographique.

« Dans cette région il y a le bas, le moyen, et le haut-Atlas qui se rencontrent. Il y a plusieurs millions d’années, c’était des zones à risque, donc il y avait des failles.

Ces anciennes failles sont des zones de faiblesse, elles peuvent resurgir dans différentes époques », fait-elle observer. Pour autant, rassure-t-elle, le Maroc ne doit pas paniquer, car il peut limiter les dégâts en prenant des précautions précises. En effet, selon la spécialiste, les Marocains doivent être préparés et opérer des choix stratégiques.




À cet effet, ils doivent éviter de construire n’importe où, en optant plutôt pour des constructions anti-sismiques, et avoir des systèmes d’alarmes.

Selon Naïma Hamoumi, « le Maroc dispose de tous les outils nécessaires pour détecter d’éventuels séismes ». Elle évoque notamment, les sismogrammes qui « permettent de déterminer la direction et le pendage de la faille qui a joué pendant le séisme.

Mais également, le « calcul des mécanismes », un moyen à la fois « simple et très puissant pour connaître la tectonique d’une région ». Par ailleurs, grâce à la méthode des mécanismes au foyer et celle de l’analyse spectrale, on peut, indique la géologue, « calculer les paramètres à la source », et donc, maîtriser le phénomène.




À lire aussi: