Le pacha de la ville de Ouarzazate interrompt un tournage international

Le tournage du film « Le Grand voyage de Paul W. R. » a été interrompu sans raison par le pacha de la ville de Ouarzazate. La chambre marocaine des producteurs de cinéma dénonce un acte irresponsable et aux graves conséquences.




Khalid Haffad est toujours sous le choc. Trois semaines après l’interruption forcée du tournage du film « Le grand voyage de Paul W.R. », du réalisateur français Romain Quirot avec comme acteur principal le célèbre Jean Reno, et dont il assure la productin exécutive, il en garde un très mauvais souvenir.

Le 7 novembre, le pacha de Ouarzazate, fraîchement nommé, débarque sur les lieux du tournage près du cinéma Atlas et décide d’interrompre le tournage. « C’est inadmissible.

Cet homme d’autorité débarque sans crier gare le dernier jour en sachant que nous étions en tournage depuis trois semaine dans plusieurs sites de la ville avec toutes les autorisations, il nous intime l’ordre de mettre fin au tournage sous prétexte que nous n’étions pas autorisés à filmer », a déclaré le producteur exécutif dépité.

Dans une lettre, Fannie Pailloux, la réalisatrice française de la société « Les Apaches », qui produit le film, raconte les péripéties de cet arrêt et ses retombées négatives: « compte tenu de l’état de fatigue et le surcoût des heures supplémentaires, cette intervention, totalement abusive et inacceptable, après 4 semaines et demi d’intense travail, a fortement impacté l’équipe. »





Lettre interruption


« Le tournage devait démarrer à 12h, il n’a pu avoir lieu que cinq heures plus tard pour se terminer à 2h du matin. Cette interruption de tournage a perturbé tout le staff. « Interrompre le tournage c’est du manque a gagner, il y a des heures supplémentaires que je dois payer à la boite de production française qui refuse de les prendre en charge et c’est tout a fait normal car toutes mes dispositions étaient prises à l’avance par moi-même et mon équipe à la production exécutive », souligne Khalid Haffad.

Par ailleurs, la chambre marocaine des producteurs de cinéma n’a pas l’intention de se taire. « Ce qui s’est passé est scandaleux. Les producteurs marocains militent sur plusieurs fronts pour convaincre les étrangers de venir tourner au Maroc.

Et, cet agent d’autorité agit de cette manière cavalière sans prendre conscience des conséquences désastreuses de son acte », confie, scandalisé, Jamal Souissi, le président de la chambre qui se dit décidé à aller loin: « nous allons envoyer une lettre au gouvernement dans les jours qui viennent pour lui faire part de notre mécontentement et lui expliquer les risques encourus par le Maroc sur le plan cinématographique international ».









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