Prisons marocaines: les chiffres inquiétants du ministre d’État Mustapha Ramid

Le ministre d’Etat chargé des Droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement, Mustapha Ramid, a révélé des chiffres inquiétants qui concernent la situation des prisons au Maroc.




Mustapha Ramid, ministre d’Etat chargé des Droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement, a fait savoir que le taux de surpopulation carcérale s’élève à 138%, avec 1,89 mètre carré accordé à chaque prisonnier.

C’est en tout cas ce que rapporte Al Massae, dans son édition du jeudi 28 novembre 2019. Le ministre a précisé que le nombre de prisonniers dans le royaume est passé de 70.758 en 2012 à 83.757 en 2018, explique le quotidien arabophone.

Le ministre d’État a déclaré, lors d’une séance questions-réponses à la chambre des conseillers, que les prisons « ne sont pas des hôtels qui ferment leurs portes une fois complètes et le nombre des détenus augmente de plus en plus, malgré les efforts du gouvernement ».

« Ramid a affirmé que le gouvernement et la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) font de leur mieux pour mettre cette problématique hors-jeu », peut-on lire sur Al Massae.




Selon les chiffres livrés par Ramid, 17 établissements pénitentiaires ont été construits de 2014 à 2019. Le ministre a indiqué également que 15 prisons qui ne répondaient pas aux critères et normes nécessaires ont été fermées.

Des prisons à Tantan et à Berkane ont récemment vu le jour avec une capacité de 2000 lits, précise Ramid. Et d’ajouter que les travaux de construction de quatre autres établissements, avec une capacité de 5800 lits, à Larache, Oujda, Assila et El Jadida, sont arrivés un à stade avancé.

Deux autres établissements seront construits aussi à Dakhla (600 lits) et à Laâyoune (1300 lits), selon les chiffres communiqués par Mutapha Ramid.

«Malgré tous ses efforts, le ministre n’a pas manqué de préciser que le problème principal qui se pose est celui de l’augmentation alarmante de la population carcérale», conclut Al Massae.




À lire aussi: