Les automobilistes marocains très dangereux sur les autoroutes

Le temps d’un événement sur la mobilité durable organisé par Autoroutes du Maroc à Marrakech, des chiffres aussi inédits qu’alarmants ont été communiqués sur le comportement des Marocains au volant sur les autoroutes.




C’est un expert français, Pierre Coppey, président de Vinci autoroutes, un pôle du groupe Vinci spécialisé dans la concession et l’exploitation d’infrastructures autoroutières, qui en a fait la révélation.

Et il y a de quoi s’alarmer. Intervenant lors du 3e sommet international sur la mobilité durable, récemment organisé par Autoroutes du Maroc à Marrakech, Coppey a livré, chiffres à l’appui, un constat qui fait froid dans le dos.

37% de nos conducteurs ne respectent aucunement la distance de sécurité réglementaire sur les autoroutes. Quelque 18% d’entre eux s’amusent à envoyer des messages SMS et 35% utilisent ces appareils pour passer des communications.

Plus grave, informe Al Massae dans son édition de vendredi 29 novembre, 39% des usagers des autoroutes sont souvent pris de somnolence.

Ces constats sont relativement moins dangereux que ceux observés à l’échelle internationale, indique l’expert. Mais certaines attitudes sont pour le moins intolérables.




Exemple: 46% des conducteurs avouent céder leur place aux passagers qui les accompagnent sur l’autoroute.

Et alors que, normalement, il faut marquer une pause toutes les deux heures de conduite, les aires de repos ne manquant pas, les Marocains préfèrent continuer à rouler et ne s’arrêtent en moyenne qu’au bout de 3h15 de circulation.

À préciser que les accidents de la circulation tuent chaque année quelque 4.000 personnes sur les routes du royaume, y compris les autoroutes. Celles-ci restent néanmoins quatre fois plus sûres.

La vitesse excessive est la principale cause des accidents survenus sur les autoroutes, suivie par le sommeil (11%), l’éclatement de pneu (10%), l’inter-distance trop faible, la présence d’animaux et autres (9%), les dépassements dangereux d’autres véhicules (8%), la mauvaise prise en compte de la météo (4%) et enfin les distractions en tous genres (3%).




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