France: l’association les Restos du cœur exclut une bénévole à cause de son voile

Le port du voile a été la raison principale de l’exclusion d’une bénévole d’un centre de l’association « Les Restos du Cœur » sis à Toulon. C’est le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) qui a révélé l’histoire sur son site Internet, lundi 25 novembre.




Cet incident, qui s’est produit le 3 septembre dernier, n’est pas du goût du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) qui dénonce la charte « discriminatoire » de l’association interdisant le port « de signes religieux ostentatoires parmi les bénévoles ».

Les bénévoles voilées ne sont pas les bienvenues aux Restos du Cœur. En témoigne l’histoire que le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a relatée sur son site. Une femme voilée a été « exclue de la mission qu’elle exerçait depuis plus d’un an, en tant que bénévole, parce qu’elle portait un foulard ».

Pour le CCIF, « les discriminations islamophobes ferment des portes dans le monde du travail aux femmes musulmanes. C’est aussi vrai dans le monde associatif. C’est dire à quel point l’islamophobie touche toutes les sphères de la vie des femmes musulmanes ». L’association « Les Restos du Cœur » assume par contre sa décision qui trouve son fondement dans sa charte.




« Depuis trente-cinq ans que les Restos existent, argumente la responsable de communication, nous avons toujours eu ce principe d’indépendance vis-à-vis du politique et du religieux. On n’accepte pas les badges syndicaux, les personnes en responsabilité dans un centre ne peuvent pas être des élus politiques et de même, pour que tout le monde soit à l’aise, les bénévoles ne peuvent porter aucun signe distinctif religieux, quelle que soit la religion. »

Toutefois, « il a pu y avoir des ajustements pour des personnes qui portaient un turban », précise-t-elle, avant d’ajouter que « la question ne s’est jamais posée pour d’autres religions » que l’islam, a déclaré la responsable de communication de cette association vieille de trente ans.

Toutefois, cette mesure ne s’applique pas aux « personnes que l’on accueille dans les centres, qui peuvent venir comme elles l’entendent ». Pour le CCIF, cette charte est « discriminatoire », et « cette indépendance doit garantir justement que la structure ne discrimine pas ses bénévoles en raison de leur confession religieuse ».




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